Un grain de sable,

 

 

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 Un grain de sable,  

 

 La plage est ce jardin de sable, un Eden
Fait d’un tapis aussi doux que du cachemire,
L’air est imprégné du chant des sirènes,
Et même la mer ne vient pas la ternir.

Mais une petite chose nous irrite soudain !
Un simple gravillon, une pacotille,
Qui bouscule les autres, se croyant malin,
Fier de ses emphases… Simples peccadilles ?

Il nous agace de ses fausses notes,
Le charme se voile… Un peu ridicule,
Il interprète un rôle, peu brillant ; et dénote
Sur cette immensité qui reste incrédule.

Son scénario est ciselé de prétention,
Enorgueilli par l’aspect de son grain,
Il clame son récit comme une récitation,
Aveuglé par son égo… Même pas magicien !

Mais l’océan reste serein… Pourtant,
Qu’il prenne garde aux marées,  ce jeune écervelé,
Les flux et les jusants peuvent, en des sables mouvants,
Dans les abysses de l’océan l’emprisonner.

Fin

Juste un peu d’humilité,
Pour  éclairer nos petits matins,
Seule, la Vie, peut nous l’enseigner,
Unique  maîtresse de notre destin.

 Ecrit le 19 août 2006.

 

 

 



Trop de pièges…

 

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 Trop de pièges !

 Enfant sacrifié, horrifié, sans sourire,
Ton visage blême devient sourd aux rires,
Petit soldat, tu es trop jeune pour mourir,
Être innocent, de quoi vouloir te punir ?
Humanité sacrilège…

 Enfant des rues, pour vivre tu racoles,
Ta faim, tu l’oublies dans des odeurs de colle,
De larcins tu survies, tes rêves s’envolent,
Dérober pour vivre, non, ce n’est pas du vol !
Humanité sacrilège…

Enfant battu, humilié, sauvé des vautours,
Dans d’autres regards tu retrouveras l’amour,
Que de cauchemars, de cris, d’appels au secours
Pour casser à jamais les parois de ta tour.
Humanité sacrilège…

Enfant recueilli, que l’amour d’Emmanuelle
Ou d’autres bienfaiteurs, d’autres Pères Noêl
A sauvé de la misère, tu sommeilles,
A l’abri de leur courage tu t’éveilles.
Humanité…………………………..privilège…

Enfant abandonné, triste, solitaire,
Dans cette maison où tu es pensionnaire,
Ton rêve ne sera plus imaginaire
Si un foyer te berce sur de tendres airs.
Humanité………….privilège…

Enfant chéri, aimé, adoré, enjôleur,
Ton regard brille des étoiles du bonheur,
Dans tes jeux, tu t’épanouies doucement, rêveur,
Tu t’endors bercé de comptines, en douceur.
Humanité privilège…
Humanité sacrilège,

Humanité privilège,
Humanité, pour bannir tes sacrilèges,
Humanité, pour fleurir tes privilèges,
Humanité, détruit donc tous tes pièges !

FIN

Ecrit le 26 novembre 2005



Pardon,

 

pardon  

 

 Pardon,   

  Ici, les enfants jouent avec des pétales de fleurs,
Cette pluie les rassure, les entoure de douceur,
Ici, les grands sont en paix avec leurs cœurs,
Le calme les apaise et ils oublient leurs peurs,
Ici, ne règnent ni le froid, ni la faim,
Mais on n’a plus de lendemain.

Quand un rideau de nuages ferme le ciel,
Mon âme s’éteint dans un semblant de sommeil,
Mais quand le soleil le traverse de ses rayons dorés,
Je m’approche de cette grande baie bleutée,
Pour accrocher à l’un d’entre eux l’espoir,
De ne pas disparaître de votre mémoire.

Je vous demande pardon,
De vous avoir laissé, seuls, sur ce chemin.
Mes enfants, je vous ai lâché la main,
Car on m’a volé ma vie,
Et je ne suis qu’une âme sans vie.
Je vous demande pardon….

Vous étiez si jeunes quand on m’a enlevé,
Vous avez maudit ce tourbillon ensorcelé,
Mon amour vous fut bien trop tôt retiré,
Pour vous réconforter, d’autres vous en ont donné.
Je vous regarde grandir, voilée par mon obscurité,
Car de vous parler, je n’en ai plus la liberté.

J’aimerais tant transgresser ces célestes lois,
Retraverser ce tunnel juste une seule fois,
Vous couvrir de mes baisers pour l’éternité,
Vous serrez dans mes bras pour vous emprisonner.
Dans ce ciel, les étoiles scintillantes de mon amour,
Vous éclaireront dans votre vie, jour après jour.

Je vous demande pardon,
De vous avoir laissé, seuls, sur ce chemin.
Mes enfants, je vous ai lâché la main,
Car on m’a volé ma vie,
Et je ne suis qu’une âme sans vie.
Je vous demande pardon…

 FIN

  Ecrit le 29 janvier 2005

 

 

 



Ecoute, Eole…

 

 Ecoute Eole

 

Ecoute, Éole,  

 Ecoute, Éole, les sifflements stridents
De ta bise qui l’abîment, le trahissent
De ses perfides pièges impunément.
Enfant isolé dans ta bulle supplice,
Tu acceptes ce destin sans le maudire.
Ta force, gamin, est dans ton innocence,
Ton corps souffre mais ton âme est sourire,
Même chez toi, petit être en errance
.

Ecoute, Éole, les gifles du blizzard
Qui agressent sa vie, qui laissent ses traces,
Qui transpercent de froid cet homme du hasard.
Aucun reproche ne vient briser tes glaces.
Il assume sa vie, sans rêver à demain.
Ou, cherchant un réconfort, simple obole,
Il traîne sa solitude, sans lendemain,
Heureux d’un regard ou juste une parole.

Alors, Éole, rappelle tes vents sournois,
Diffuse ton zéphyr comme un doux parfum,
Sur les essences duquel ils reprendront foi.
Seulement les comprendre, et parler enfin,
Simplement quelques mots, être à l’écoute,
Leur adresser des regards et des sourires…
Et, même si tes colères les déroutent,
Ils pourront les bannir, peut-être moins souffrir.

 Fin
 Ecrit le 1 décembre 2004
 
 

 

 

 

 



Liberté d’aimer,

 

 

 liverté d'aimer 

 

 Liberté  d’aimer, 

 L’amour, sentiment noble, pur, sans préjugés,
Libre, sans chaînes ni liens, voltige, enjoué,
Peaufinant ses flèches de désirs attisés,
Il atteint en plein cœur deux êtres isolés.

La musique qui berce cette volupté,
Ondule sur l’air d’une flûte enchantée.
Leurs regards s’animent de belles étoiles,
Leurs rêves s’enflamment librement, sans voile.

Des passions lisses d’épines s’épanouissent,
Mais d’autres plus piquantes, aussi, fleurissent,
Et même si elles sont belles et pures,
Elles attisent des médisances impures.

Des blasphèmes aiguisés de méchanceté,
Des regards moqueurs, d’hypocrisie embués,
Flagellent ces êtres qui, pour se protéger,
Tissent des toiles de mensonges pour s’aimer.

Pourquoi tant de malveillance pour ces amants ?
L’amour n’est-il pas le plus pur des sentiments ?
Leur bonheur devrait éclairer ces biens pensants,
Car cette lumière brille sublimement.

Gardons nos dards pour envenimer les guerres,
Pour que le mal ne tapisse cette terre,
Pour gommer toute la peur dans ces yeux d’enfants,
Pour bannir la misère et les maux du temps.

Mais laissons à chacun sa liberté d’aimer,
Et ne jugeons pas leur bonheur, celui d’aimer.

FIN

Ecrit le 1 septembre 2004

Je dédie ce poème à Laurent, et Soeur Dominique…
 



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