Au hasard d’une faille,

Au hasard d'une faille,  dans Mes envies de dire, seltun6-300x198  

 Au hasard d’une faille, 

 

 Au hasard d’une faille
Du ciel  à ses entrailles, 
Le séisme a englouti toutes les pierres,
Inacceptables croix de leurs cimetières. 

Tout s’est écroulé dans cet abîme ; 
La peur est alors devenue l’unique  rime.
La terre fut comme une  mère traitresse 
Qui, pour un pas de côté, a montré sa faiblesse. 

Sont alors devenues haillons ces infimes joies,
Qui, de petits bonheurs étaient habillées de soie. 
Des familles que le monde a délaissées,
Se retrouvent maintenant, de regrets, enlacées. 

Les innocentes  ballades des rêveries d’enfants, 
Ont perdu la beauté de leur insouciance ;
Devenues sombres escalades de gravats, 
Elles explosent de douleur, sans la lumière des novas. 

Ce voile noir qui recouvre désormais leur sommeil,
Quand la terre tremble encore de quelques frissons en éveil, 
Ne leur fera pas oublier ces corps enchevêtrés,
Ces toits volatilisés, et leurs souvenirs défenestrés. 

Il ne reste que la vision du chaos, le néant, 
Des images qui,  pudiquement,  devraient rester  en noir et blanc,
Car la couleur meurtrie  se reflète trop cruellement, 
Entre  les décombres de ces terribles tremblements. 

Pour que les survivants retrouvent, dans leur ciel,  l’azur,
Sachons avec dignité panser leurs multiples blessures, 
Sans les abandonner sur le défilé des saisons,
Pour que la peur ne fissure plus les murs de leurs maisons. 

 Fin 

Poème écrit le 29 janvier 2010 




Souffles du zéphyr… pour l’an 2010 !

 

 

Souffles du zéphyr... pour l'an 2010 ! dans Mes envies de dire, bot5-300x234 

 Souffles du  zéphyr … pour l’an 2010 !

   

 Le vent de l’avenir nous apporte ses incertitudes, 
Il nous caresse le visage ou assèche nos larmes.
Il est d’humeur câline ou nous témoigne son ingratitude, 
Et notre vie vogue sur la destinée, entre paix et drame. 

 Pour cette nouvelle  année, j’aimerais vous offrir,
Les sons mélodieux d’une douce complainte, 
Dont le chef d’orchestre serait monsieur Le Zéphyr
Pour que, sur son souffle, s’y envolent vos craintes. 

Que sa fraîche brise balaye vos désespoirs, 
Ces ombres grisâtres qui hantent vos vies,
Et ne laisse voguer que ses lueurs d’espoir 
Pour que la liberté, ne s’appelle pas survie.  

Que la résonance  de sa douce  musique, danse aussi
Sur toutes les nuisances et obsessions des humains, 
Pour étouffer à jamais  toutes les sonorités de leurs cris,
Et les transformer en rires, magiquement, chaque matin.   

Que ses voyages, de part le monde, décorent vos rêves 
Par la couleur de tous les pétales de fleurs,
Qu’il transportera, dans sa coupelle d’amour, sans nulle trêve, 
Pour les étaler sur vos chemins, comme la traîne du bonheur. 

Que toutes les chansonnettes des enfants, sur la gamme de ses nuages,
Puissent, par leurs mélodies, atteindre les ondes universelles, 
Et partager leurs échos, sans qu’aucune morsure d’une quelconque rage
Leur  abîme le cœur, et cloue au pilori l’envol des hirondelles. 

 Que  toutes ses notes ne gardent que leurs joyeuses perles, 
Quand elles se balanceront sous forme de gouttelettes,
Juste pour que vive la terre, sans que l’horreur ne s’y déferle, 
Et que de l’arc-en-ciel, il en garde la palette. 

Qu’il déploie pour vous ses ailes,  comme une ombrelle,
Non seulement pour protéger les envolées de jeunes papillons, 
Mais aussi pour que les couleurs de vos aquarelles,
Ne se décolorent pas dans de néfastes tourbillons.  

Il n’éteindra jamais ses derniers feux, car il veille sur l’étoile du soir, 
Même si L’Iliade l’avait habillé jadis d’une toge de violence.
Il aime la déesse des fleurs, qui en berce les parfums et sème leurs histoires, 
Et, veille au bonheur de leur fils qu’il entoure de sa vigilance. 
 

Il reste ancré à la Tour des Vents, suit le réveil d’Euros,
Se délecte avec Apeliotes  des saveurs de la terre,
Bravant Kaikias, Borée et Skiron, et quelquefois Notos 
Abandonnant la mer  à Lips, il est le Zéphyr, le doux vent de  notre terre … 

Pour que 2010 danse en harmonie sur son souffle,
Je vous offre mes mots, comme le vernissage 
De belles couleurs, pour que jamais ne s’essouffle
Sa  douce mélodie, sur la toile de vos rivages. 

Poème écrit pour le 1 ier janvier 2010   *

   




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