Renaud,

 

 

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Renaud, véritable icône du folk-rock français, est le poète de la vie urbaine parisienne.
Il illumine le côté sordide de la Ville Lumière avec des paroles engagées politiquement en faisant bon usage de l’argot parisien, ce que reprendra plus tard la génération hip-hop. Malgré ses textes, Renaud Séchan est issu de la classe moyenne.
Depuis son premier disque en 1975, Amoureux de Paname, plein de désillusion et d’angoisse, jusqu’à Rouge Sang en 2006 , Renaud a toujours dénoncé aussi bien la montée des extrémistes de droite que celle des bobos.
Il offre à la France moyenne une voix aussi virulente aujourd’hui qu’à ses débuts. ~ Jason Ankeny

 

En 1974, il est repéré par hasard par Paul Lederman, le producteur de Coluche qui lui propose de venir chanter ses chansons en première partie du spectacle de ce dernier. Devant le succès, deux producteurs lui offrent la possibilité de faire un disque. Renaud accepte un peu à contre cœur, lui qui ne désespère pas de faire une carrière de comédien.

 Son premier 33 tours sort en 75, et très vite, ses textes engagés font parler du jeune parisien. En 77, sort son second album, Laisse Béton où il adopte définitivement le look loubard. Le single  Laisse Béton est un énorme succès, et le public découvre enfin le chanteur. 

http://www.dailymotion.com/video/x51cko

 

Sur tous les albums qui suivront, Renaud alterne les chansons engagées, controversées avec des ballades plus sentimentales. Au début des années 80, Marche à L’Ombre et la naissance de sa fille Lolita marquent l’apologie de la carrière de Renaud. Il prend alors un peu de recul et part en bateau avant de revenir avec un nouvel album,  Morgane de Toi, qui tranche avec son image de bad boy et remporte un énorme succès. 

http://www.dailymotion.com/video/x1r3oj

 

En 1986, la mort de Coluche affecte durement l’homme qui commence doucement à tomber dans la dépression, même s’il n’en montre rien, en enchaînant, concerts, engagements politiques et humanitaires, chroniques dans Charlie Hebdo… Les albums suivants ne rencontrent pas le succès escompté, alors que son rôle dans Germinal en 1992 est célébré par la critique. En 1994, il reçoit par ailleurs une Victoire de la Musique pour l’album Renaud Cante el’ Nord, album de reprises de chansons chtis. 

 

http://www.dailymotion.com/video/xhgkt

Mais à partir de 1995, le chanteur qui s’était beaucoup engagé pendant la campagne présidentielle pour marquer son rejet de la droite sombre peu à peu dans l’alcool et la solitude. Sa femme qui l’avait jusque là soutenu le quitte en 1999

En 2001, il reçoit une Victoire de la musique pour l’ensemble de son œuvre, ce qui sonne un peu comme une fin de carrière. Et là, c’est le déclic. En revoyant sa prestation, Renaud prend conscience qu’il doit s’en sortir. Il part en cure, et un an plus tard, il sort un nouvel album, Boucan d’enfer qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Le chanteur énervant est de retour, enchaîne les concerts, accumule les récompenses et rencontre en 2002 celle qui deviendra sa nouvelle femme en août 2005, la chanteuse Romane Serda. 

http://www.dailymotion.com/video/x9iguz

 

Avec toute la verve qu’on lui avait connu, Renaud s’engage activement pour la libération des otages des FARCS, contre la corrida et pour la réintroduction des ours dans les Pyrénées. Le 14 juillet 2006, il devient papa pour la seconde fois, avec la naissance de son fils Malone. La même année sort Rouge Sang un album particulièrement virulent à l’égard de la politique et de la société. 

http://www.dailymotion.com/video/xzmw30

 

Même s’il s’est assagi aujourd’hui, Renaud reste un chanteur engagé, qui suscite parfois la controverse , mais touche toujours un public qui a su trouver en lui un porte parole écouté de tous.

 

Site officiel de Renaud

http://www.renaud-lesite.fr/

 




Soan, mon coup de coeur,

 

 

Contrairement à la plupart des candidats de télécrochets, lorsque Soan   s’est présenté aux castings de la septième saison de la Nouvelle Star, il n’était pas un lycéen à la voix d’or venu tenter sa chance à la télévision. Le chanteur avait déjà un vécu, une histoire plutôt sombre qu’il a ensuite racontée à travers ses chansons. Artiste de la rue, musicien de métro, SDF, Soan a traversé bien des épreuves avant d’accéder à la notoriété.

 

Né en 1982, le jeune homme connu sous le nom de Soan roule sa bosse en musique, sa grande passion. La découverte de monstres sacrés comme Nirvana, Jeff Buckley, Jacques Brel, Alain Bashung ou Noir Désir illumine les espoirs du garçon de vingt ans qui affronte chaque jour les obstacles de la vie.

Nouvelle Star 2009

Armé d’une guitare, il joue dans les couloirs du métro et interprète des chansons qui lui ressemblent, jusqu’au jour où il décide de tenter sa chance dans une émission servant de tremplin aux apprentis chanteurs. Rebelle et punk dans l’âme, Soan débarque à laNouvelle Star de M6 comme dans un jeu de quilles. Son look tatoué, piercé et maquillé lui valent l’étiquette de « rocker gothique », une image qu’il casse en reprenant Jacques Brel.

Une fausse idylle montée avec l’une des participantes (la finaliste Leïla) tient le public en haleine jusqu’à la surprenante victoire que lui attribue le public le 9 juin 2009. Un contrat avec Nineteen (Sony) en poche, Soan lâche quelques cartouches avec « Putain de ballerine » puis « Next Time », premier single de l’album qu’il prépare. Le disque Tant Pissort le 30 novembre 2009. Ce premier album peine à trouver sa place et ne dépasse finalement pas la cinquante-deuxième place des ventes françaises. 

Nombreux sont alors ceux qui pensent que Soan risque de disparaître dans le trou noir qui guette les anciens lauréats de la télé-réalité. C’est mal connaître Soan qui démontre en 2012 avec Sous les Yeux de Sophie qu’il possède un vrai ton. Et qu’il n’est pas l’homme d’un seul album mais peut prétendre à une véritable carrière.

Article  Music Story Loïc Picaud

 

Vainqueur de la 7ème édition de l’émission Nouvelle Star, Soan incarne l’image du chanteur rebelle et punk dans l’âme, quelque part entre Georges Brassens, Noir Désir et Sid Vicious. Des couloirs du métro au premier album Tant Pis (2009), la trajectoire du chanteur tatoué, piercé et maquillé est fulgurante. Le succès mitigé de son premier album ne décourage pas Soan, qui montre une vraie personnalité avec Sous les Yeux de Sophie en mars 2012.

 

Soan présente son troisième album.

 

 Vendredi à Saint-Brice-Courcelles, Soan était l’invité de Happy FM. L’ancien gagnant de La Nouvelle Star a présenté « Sens interdit ».

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  Soan s’est gentiment prêté au jeu des questions. Avec lui pas de langue de bois !

Après une époque sombre, l’exutoire est-il terminé avec ce troisième album ?

Non jamais, on n’est pas qu’une seule chose dans la vie, je n’ai jamais fait que deux disques, dans des circonstances un peu complexes. Je sortais d’émission et en même temps je perdais ma petite sœur. Quoi qu’il en soit, ce n’est toujours pas l’album du 31 décembre mon disque.

On sent une complicité dans les duos. Expliquez-nous la rencontre avec Rachid Taha ?

Rachid, c’est dur de ne pas être complice avec lui, c’est vraiment un mec super. Il est juste difficile à gérer dans les studios.

Qui est cette demoiselle qui vous accompagne dans le second duo ?

En fait, c’est Margaret Tatcher (LOL), c’est son nom de scène, une artiste rencontrée par Christian Olivier.

Quand on écoute le premier et le dernier titre de l’album, on a l’impression que vous avez vécu à une autre époque. Avez-vous une âme de chouan ?

Je ne crois pas, mais je ne me sens pas ancré dans une époque. Mais si j’ai un texte qui m’inspire une musique médiévale, j’irai aussi par là.

En voyant vos clips en studio, on sent que vous êtes comme chez vous. L’êtes vous aussi sur scène ?

Ouais ! Mais c’est pas le même schéma, en studio on se croit en colonie de vacances, on est avec plein de potes, on dit des conneries, on fait de la musique, alors que sur scène il y a un challenge, c’est un peu plus une joute, il faut aller chercher les gens.

On a du mal à comprendre le sens de vos phrases. Comment les interpréter ?

Pas besoin de comprendre, j’écris comme ça me vient. Je ne me comprends pas forcément, quelquefois ça devient une évidence quelques années après. J’aime pas le fait de comprendre, c’est comme le parfum, t’aime ou t’aime pas, à part si tu es un nez dans la vie, tu ne te demandes pas s’il y a une nuance de telle chose.

L’album est très planant et plein d’insouciance. Est-ce votre nouvelle ligne de conduite ?

Non, je n’ai pas besoin d’avoir une ligne de conduite. Ma ligne c’est de faire ce qui est honnête au moment où je le fais.

La Nouvelle Star, comment s’est passée cette aventure ?

Bien et mal ! Bien car j’ai rencontré le public et son adhésion, mais mal dans le sens où j’ai cruellement manqué de chaleur humaine dans cet épisode de vie. La télé ce n’est pas un milieu qui me va.

Brel fait-il partie de vos mentors ?

Je n’ai pas de mentor. Brel me sert comme vérification de qualité, je me dis, est-ce que Brel aurai pu chanter cette mélodie ? En même temps quand je rentre en studio j’en ai plus rien à foutre, si je pense à ça, soit ça devient du mimétisme, soit de la torture.

 

Pour le découvrir, son site officiel
http://www.soan-officiel.fr/

 

 



Juliette Gréco chante Brel,

 

Juliette Gréco :  » C’était le moment de dire à Brel que je l’aimais » 

L’interprète publie, le 28 octobre, un album consacré à son ami Jacques Brel (1929-1978), douze titres drôlement arrangés par le pianiste Bruno Fontaine avec Gérard Jouannest, qui fut l’accompagnateur et le compositeur de Brel avant d’épouser la chanteuse.

Avec des cordes, pompeuses (Ne me quitte pas) ou dépouillées (La Chanson des vieux amants, avec le seul violoncelle de Sonia Wieder-Atherton) oscillant entre excroissance sonore (Amsterdam) et orchestre dompté (Ces gens-là), Gréco change la perspective.

Jamais lasse, elle tente une appropriation décalée du poète belge.

J’ai pris un plaisir étrange à  lire Brel. J’ai conclu que ma force était d’être  une femme. Il est très féminin parfois, dans la cruauté. Femme, je pouvais en faire mon affaire,  dire  ce qu’il n’avait pas dit, pas laissé entendre.  Là nous sommes deux, il y a lui et moi, cela donne forcément un résultat bizarre, inattendu.

http://www.dailymotion.com/video/xvyl8g

 Amsterdam, trop masculin. Ces gens-là, à cause du « Et moi j’aime Frida », on aurait jasé….  Eh, bien oui, moi j’aime Frida, je le ressens profondément. Ne me quitte pas m’énervait… Je ne supporte pas la faiblesse des gens que j’aime. Et quand elle se traîne comme un chiffon, imbibée de larmes, ça m’agace. J’ai senti une révolte totale, et je l’ai prise à l’envers, je la chante avec une rage canine.

http://www.dailymotion.com/video/xvyo0u

Rencontre avec Brel

En 1954, j’étais au balcon du Gaumont-Palace à Paris, et j’ai vu  arriver  ce machin dégingandé, avec un côté Don Quichotte déjà, de grands bras, de longues pattes, une figure longue aussi. Il jouait trois chansons à l’entracte, personne ne l’écoutait.

Je suis tombée en arrêt comme un chien de chasse.  Canetti m’a dit : « Ah ! Bon, ça vous intéresse ? Il s’appelle Brel, il est belge. On essaie, on va voir… » On a vu. J’ai pris de suite Le Diable (ça va). Une chanson prémonitoire : « Les hommes, les femmes ont tant vu que leurs yeux sont devenus gris. » Et aujourd’hui, je vois ces émigrés qui viennent en Europe,  comme au paradis, échouent dans des camps, se noient. Le diable, ça va. 

En 1954, Brel était inconnu, il n’avait pas les moyens de  défendre  Le Diable (ça va), moi si. . Je lui ai dit : « Tout le reste, c’est vous qui le chanterez. » Il n’a jamais oublié. On s’est aimé d’amour debout, de ce jour-là jusqu’à sa mort.

 

 http://www.dailymotion.com/video/x15qktm

 

Il m’a écrit des chansons, ce qu’il ne faisait que très rarement. Je suis bien, par exemple. Il avait commencé Vieille pour Bardot, qui n’en a pas voulu. Je me suis jetée dessus comme la vérole sur le bas clergé. Et j’ai chanté cela avec une délectation que je comprends aujourd’hui encore mieux. « C’est pour cela jeune gens que s’éveille le désir charmant de  devenir  vieille », pour être   aimée pas seulement pour mes fesses.

« J’arrive » , Brel ne l’a jamais chantée sur scène. C’est moi qui l’ai créée. Le jour où il est mort –– puisque paraît-il, il est mort ––, j’ai demandé à Jouannest si l’on était capables de jouer J’arrive. Il a dit oui. J’avais son blanc-seing. Cela n’a pas été facile, ni pour lui ni pour moi. Mais si on abdique au prétexte que l’autre est parti en  voyage,  il n’y a plus de raison de chanter  . L’oubli, c’est la mort la plus certaine.



Le blues,

 

 

Le blues est un genre musical vocal et instrumental, dérivé des  chants de travail des populations afro-américaines  apparues au Mexique et aux États-Unis courant  XIX   siècle  ainsi que des immigrés anglais, irlandais, écossais, espagnols, français, polonais et d’indiens Cherokee, gens de pauvres conditions qui exprimaient eux aussi leurs peines dans un genre de musique comparable.

C’est un genre où le chanteur exprime sa tristesse et ses déboires (d’où l’expression « avoir le blues »). Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisqu’il est à la source du jazz,  du  rhythm and blues, du rock’n'roll entre autres.

Le terme blues vient de l’abréviation de l’expression anglaise blue devils (« diables bleus »), qui signifie « idées noires ».

Les plus anciennes formes de blues proviennent du Sud des  Etats-Unis , à la fin du  XIX siècle  et au début du XX siècle.  Ces formes étaient le plus souvent orales, accompagnées parfois par un rythme donné par des instruments rudimentaires. C’est principalement dans les champs de coton  de la région du delta du Mississippi  que ces formes prennent des tours plus complexes. L’une des formes antérieures au blues est le Fife and Drums joué dans la région Hill Country du Mississippi. 

Du point de vue des textes, les premiers blues consistaient souvent à répéter un même vers quatre fois. Dans cette structure, un vers est chanté sur les quatre premières mesures (« A »), puis répété sur les quatre suivantes (« A »), enfin, un second vers est chanté sur les quatre dernières mesures (« B »), comme dans l’exemple suivant : « Woke up this morning with the Blues down in my soul / Woke up this morning with the Blues down in my soul / My baby gone and left me, got a heart as black as coal ».

Vers la fin des  années 1940  et pendant les années 1950 , les Noirs américains ont migré vers les villes industrialisées du Nord comme  Chicago et Détroit, pour y trouver du travail. Dans les villes comme Chicago, Détroit et Kansas City, un nouveau style de blues « électrique » apparut. Il utilisait la voix, la guitare électrique, la basse électrique, la batterie et l’harmonica amplifié avec un micro et un ampli. 

Le style de blues urbain de Chicago fut bien influencé par le blues du Mississippi, d’où sont venus des musiciens comme Howlin’ Wolf, Muddy Waters, Willie Dixon, et Jimmy Reed.

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 Lors des  années 1960 , les genres de musique influencés ou créés par les noirs américains, comme le rhythm and Blues et la musique soul   sont devenus populaires.

 Le Rock’n'roll a souvent été qualifié de mélange des musiques Noires et Blanches bien que ce mélange remonte aux années 1930 avec certains genres de la Country Music comme le Western Swing ou le Country boogie dont le Rock’n'roll n’apparaît souvent que comme un prolongement.

Le style de blues « Texas rock-Blues » a été créé dans les années 1980, et utilise les guitares solo et d’accompagnement en même temps. Le style Texas a été fortement influencé par le Blues-rock d’Angleterre (comme John Mayall).

 

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Le blues est d’abord l’élément principal du « mariage » avec la musique country  qui a donné naissance au  rock’n'roll , aux Etats-Unis,  au milieu des années 1950.

Ensuite, on retrouve facilement des racines blues dans nombre de groupe britanniques de rock et de hard rock  : les débuts des  Rolling Stones de Uriah Heep,  ou la chanson Smoke On The Water de  Depp Purple , doivent beaucoup au blues.

 

 



Le Flamenco,

 

 

Le Flamenco, héritage du peuple gitan et andalou, issu de diverses cultures, est une expression de tous les sentiments humains: la souffrance, la joie, la mélancolie, l’amour, la tristesse…..
Très codifié, il offre pourtant un large choix d’expression par ses différents rythmes, ses différents chants, les frappes de mains appelées « palmas », les frappes de pieds appelés « zapateados » et claquements de castagnettes.  Sans oublier « el toque » de la guitare flamenca et les percussions du cajon.

Le flamenco est fortement associé aux Gitans (désignant ici les Tsiganes installés en Espagne). Les Gitans en ont fait leur blason et l’expression de l’essence de leur vie, de leur âme.
Il est un film qui illustre magnifiquement la continuité de musiques, de chants et de danses tsiganes de l’Inde – pays d’où ce peuple est originaire – à l’Espagne en passant par l’Afrique et l’Europe de l’Est, c’est « Latcho Drom » (de Tony Gatlif). En musique, il y a la bande originale de ce film, ainsi que « Epopée tsigane – The road of the Gypsies » qui est une belle compilation. Sur cette dernière, le morceau « Nana del Caballo Grande » interprété par Camaron de la Isla, cantaor (chanteur flamenco) majeur, est exemplaire car le lien entre l’Inde et l’Espagne est recréé avec une belle évidence.

C’est vers le milieu du XV e siècle qu’arrivent les Tsiganes dans la péninsule ibérique après un long périple à travers l’Iran, la Turquie et la Grèce entre autres.

L’origine du terme « flamenco » a fait, et fait toujours, l’objet de spéculation. Ce terme a désigné les Gitans avant de désigner un art musical. Une hypothèse intéressante, non par son sérieux mais par ce qu’elle approche de la symbolique, est celle qui fait dériver « flamenco » de « flamante » (flambant), évoquant tant le style flamboyant de la musique et de la danse que l’argot dans lequel les Gitans étaient assimilés à des frimeurs (flamancia: présomption).

La musique flamenco fait ses premières apparitions au début du XIX e siècle au sein de certaines familles tsiganes bien implantées en Basse Andalousie. Il s’agit de la fusion entre un répertoire de musiques autochtones et certaines traditions orientales jalousement conservées pour l’usage intime. C’est entre 1860 et 1910 que le chant flamenco sort de l’intimité des familles gitanes pour atteindre un public relativement vaste à travers les cafés de cante (cante: chant), ancêtres des actuels tablaos, qui fleurissent même en dehors de l’Andalousie, à Madrid et à Barcelone. A cette époque, on constate également un enrichissement du répertoire flamenco par des chants d’origine folklorique issus de la famille des fandangos andalous.

Entre 1910 et 1936, le flamenco est théâtralisé, son répertoire évolue en intégrant des chansons latino-américaines et des chansonnettes populaires; le flamenco pur et dur se dilue et, dans les années 30, le premier concours de « cante jondo » (chant profond) est créé à Grenade en réaction à cette tendance.

Tendance qui se poursuit durant la période franquiste pendant laquelle les grands cantaores suivent le mouvement pour survivre (comme Manolo Caracol), suivent les ballets flamencos (comme Antonio Mairena) ou disparaissent peu à peu, comme la Niña de los Peines et son frère Tomas Pavon.

http://www.dailymotion.com/video/x44f6b

C’est aussi la période durant laquelle le flamenco s’internationalise.
En 1949 est créé, à Grenade encore, le premier club d’amateurs; en 1954 apparaît la première anthologie du Cante Flamenco et, dès les années 60, le flamenco renaît de ses cendres et entame une remontée spectaculaire.
Actuellement, on voit que le flamenco est bien vivant et qu’il influence, ou est influencé par, des musiques diverses comme le jazz (né lui aussi dans la persécution d’un peuple) ou la musique africaine à travers des rencontres .



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