« La Passion du Christ » … du film… vers mes émotions…

Je n’ai pas cherché à raconter le film  » La Passion du Christ » de Mel Gibson.
J’ai juste essayé de mettre des mots sur mes émotions quand j’ai pu, enfin, regarder ce film dans son intégralité après avoir vu les making of.
http://cicise.unblog.fr/category/musique-des-mots-de-lame/

C’est aussi consciemment que je n’ai pas parlé des paroles du Christ dans ce film, car la Bible le fait mieux que moi.

J’ai voulu écrire ce poème en mémoire à ma grand-mère, qui avait une foi incommensurable envers la Vierge Marie, et qui fut et est encore, toujours là pour moi en me laissant cette petite flamme dans mon cœur. Elle m’a emmenée voir Ben hur, mon premier film, en prenant soin de me cacher les yeux de temps à autre, pour ne pas effrayer le regard de mes 6 ans !
Je suis convaincue qu’elle aurait aimé l’actrice Maia Morgenstern dans ce rôle de Marie, autant que l’acteur Jim Caviezel dans celui de Jésus.
L’interprétation de chacune de ces personnes est vraiment un émerveillement de sincérité et de justesse.
Ce que j’ai surtout aimé, dans ce film, ce sont ces regards entre Marie et Jésus, entre une mère et son enfant. Ils étaient tellement emplis d’amour, de compassion, que rien ne pouvait les ternir, ni même la douleur, ni même la peur.

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Du film… vers mes émotions, selon mon ressenti…

 Dans cette pénombre, votre solitude crie sa détresse,
Sur ce Mont des Oliviers, votre âme tremble d’une peureuse faiblesse.
Même Pierre n’a pu veiller à vos côtés une seule heure,
Et, comme abandonné, votre errance se couvre de pleurs.

Cette crainte et sa souffrance, qui, ce soir, vous harcèlent,
Se devinent plus inquiétantes dans le sombre du ciel,
Sous cette lune qui se couvre et se découvre de ces nuages,
Comme s’ils étaient des messagers portant les suprêmes présages.

Cet astre de la nuit Vous angoisse même sous sa faible lueur.
Vous entendez peut-être les échos de la noirceur
Qui retentissent sur le sol, suite à la trahison de Judas,
Et qui résonnent, pour lui, comme son inéluctable trépas.

Sous cette lugubre étreinte qui Vous étouffe de sa torpeur,
Comme si elle couvrait vos épaules d’un manteau de peur,
Vous Vous agenouillez en larmes, regardant le ciel,
Comme figé sur ce chemin qui s’ouvre à Vous sur l’Éternel.

Satan Vous assaille de ses suggestions douteuses, perfidement,
Avec toute sa mesquinerie qui semble être attisée par la course du vent,
Pour que s’éveille en Vous le doute, afin de Vous isoler davantage,
Mais votre cœur, tourné vers votre Père, écrasera son outrage.

Entre les flammes des torches, votre destinée se dessine,
Et les épées de vos amis ne doivent pas devenir divines.
Ces chaînes qui Vous encerclent de leurs maillons de haine
Réveillent même la sensibilité de votre Mère d’une manière soudaine.

Elle ressent à travers son corps ces fers qui Vous agressent.
Elle entend les injures mais n’a pas vu ce regard de détresse,
Celui de Pierre, celui que Vous regardez avec compassion
Sans même une brume de colère, car le pardon est dans votre Passion.

Malgré le repenti de Judas qui sombre dans la folie,
Dans ce cachot, Vous arrivez à surprendre un souffle de vie,
Celui de votre Mère, qui a déposé sur les pavés tout son amour,
Qui se faufile entre les pierres pour Vous apporter son secours.

Enchaîné dans la torture de ces liens, blessant vos mains,
Votre regard est attiré par les cris de cet aigle, en ce matin.
Est-ce seulement sa liberté qui apaise la fatigue de votre visage,
Où un signe de votre Père, ou simplement la nature si sage ?

Sous la cadence des fouets, sifflant comme des serpents,
Imprégnés à outrance de haine et de moqueries, impunément,
Vos bourreaux flagellent avec hargne votre humaine nudité.
Votre cœur accepte et les pardonne, même sous cette dignité écorchée.

D’autres lanières crochetées de leur sauvagerie Vous défigurent,
Vous lacèrent sans répit, ne faisant de vous qu’une plaie de blessures.
A genoux, les mains tremblantes, les yeux plein de sang,
Sans une plainte, Vous semblez prier de par ces faibles gémissements.

Seul le regard de votre Mère Vous panse de ses larmes,
Accompagnée de Jean, elle Vous offre le courage de son âme.
Avec Marie Madeleine, elle essuie le sang de son enfant,
Comme pour ne pas entacher sa pureté des infamants.

Couronné d’épines ensanglantées, Vous embrassez votre croix.
Les insultes, les crachats de la foule, de leur fougue Vous foudroient.
Mais votre âme est au service de votre Père,
Et Vous Vous y accrochez comme à une aide à laquelle on obtempère.

Les marches se font cruelles sur ce périlleux parcours.
Les jets de pierre accompagnent les coups, encore et toujours.
Non loin de Vous, votre Mère les ressent aussi,
Comme une aumône à votre peine, ses larmes s’y brisent aussi .

Vous agrippant à cette croix comme à votre dernière branche de vie,
Vos forces Vous abandonnent souvent, comme asservies.
Votre extrême douleur Vous cloue au sol comme un sacrilège.
Un homme est désigné pour combattre, avec Vous, ce sortilège.

Même si rien ne l’encourage à Vous aider, il domine sa peur,
Comme cette femme essuyant votre visage avec la soie de son cœur.
Hors de la ville, armé de son courage, il ne Vous lâchera jamais la main
Et vos regards s’allieront, en respectant de chacun le chemin.

Enfin au sommet de ce mont, comme libéré d’un cruel poids,
Votre comparse vous épargne en jetant de côté cette croix,
Celle vers laquelle Vous rampez pour que votre mort soit obvie,
En regardez ces clous qui s’enfoncent dans votre vie.

Là encore, Vous n’avez de soutien que votre Mère, Jean et Marie Madeleine.
De leurs présences, Vous puisez tout l’amour qu’ils détiennent.
Vous savez qu’ils ne pourront pas aller là où Vous allez.
D’ailleurs, cette dernière plaie faite par une lance Vous a déjà libéré.

Durant toutes ces étapes de votre Passion,
De belles images ont adouci vos souffrances d’émotion :
Lavements de pieds, lapidation refoulée, et votre enfance
Protégée par votre Mère, dont la vie ne fut qu’offrande.

Devant cette plus honteuse torture, comme un outrage,
Le ciel devient colère, le vent annonce l’offensive de l’orage.
Dans la ville, la terre tremble, le temple devient ruine.
Les prêtres, les ingrats, les mécréants dans leur peur se confinent.

Dans cette grotte mystérieuse, seul votre linceul gît,
Comme s’il Vous avait libéré de toutes ces infamies.
Vous avez trouvé l’éternité au bout de cette vivante passerelle,
Qui dessine sur votre visage une clarté éternelle.

Fin

Poème écrit les 19 et 20 juin 2014-06-29
Et terminé le 29 juin 2014.

Gwell eo dougen ar groaz eget he ruza 

proverbe breton

Mieux vaut portez sa croix que la trainer

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Quel prénom pour un Ange ?

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Quel prénom pour un Ange?

Sur ce clavier anonyme qui aligne mes pensées,
J’y ai déposé toutes les histoires de tes frères.
De toi, je n’ai jamais connu que l’absence,
Et le genre de ton prénom n’eut jamais de résonance.

Tes cinq semaines d’espérance sont mortes en moi…
Trop confiante en mon corps de ce petit mois,
Je n’ai jamais su mesurer cette éventualité,
Car ton aîné savait déjà accorder le mot vitalité.

Je me vois encore devant cette porte cochère, seule,
A l’aube de mes vingt-cinq ans, portant sur moi cet invisible linceul,
Dont les tristes couleurs de peur et de détresse,
Semblaient triompher dans mon âme pécheresse.

Ton père a roulé toute la nuit, quittant ses amarres,
Pour briser les barreaux de ce cauchemar.
Je ne savais à qui demander un peu de compassion,
Car nos familles ont souvent brillé de par leur omission.

Toute cette culpabilité m’a toujours torturée,
De par ses reproches et aversions dénaturées.
Elle a enfoncé en mon âme cette crainte immense
Qui aurait pu même engendrer une passagère démence.

Quand la lame scintillante d’incertitude de cet orfèvre grec,*
Peut tuer l’épanouissement de ce bonheur intrinsèque,
Comment ne pas succomber à cet effroi incontournable et récurent,
Qui nous poursuit sans répit, tel un démon errant.

Il m’a fallut combattre cette diablesse de récidive,
Auprès de ma grand-mère, toujours si objective.
Tu aurais trente six ans, et trois frères,
Toi, le petit Ange que j’appelle Mon Mystère !

Fin

Poème écrit le 8 juin 2014-06-08

* épée de Damoclès

Une pensée particulière pour Jennifer , pour son courage

et j’espère que tout ira bien pour elle.

La mort d’un enfant dans le ventre de sa mère, qu’on appelle aussi mort fœtale in utero ou « enfant mort-né », est un évènement très douloureux dans la vie d’une femme, et reste un accident relativement fréquent puisqu’elle touche un peu moins de 1% des naissances. Outre le problème psychologique difficile à vivre pour les parents et la mère en particulier, se pose le problème de la récidive.

Circulaire n°2001/576 du 30 novembre 2001 et arrêté du 19 juillet 2002

Viennent encore préciser et modifier les conditions de déclaration à l’état civil.

Désormais le seuil de reconnaissance juridique d’un fœtus est de 22 semaines d’aménorrhée ou un poids de 500 grammes, que ce soit pour l’établissement d’un acte de naissance et d’un acte de décès, ou pour l’établissement d’un acte d’enfant nés sans vie.

Décret n°2008-798 et n°2008-8000 et arrêtés du 20 août 2008

Deux décrets du Ministère de la Justice (complétés par deux arrêtés du même jour) relatifs à l’enfant né sans vie ont été publiés au Journal officiel du 22 août 2008.

Ils stipulent que désormais les fœtus nés sans vie pourront être inscrit dans le livret de famille et leurs parents pourront organiser des obsèques.



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