Que faire, que dire ?

zzzz

Que faire, que dire ?

Quand l’innocence vient quérir sa lumière
Après cet outrage qui porte le nom de crime,
Je ne saurais quel voile lever pour qu’elle ne réprime,
Ce choix de diriger un gouvernail dans une infime jaumière.

Il y aura toujours les courants du cœur et ceux du tourment,
Ceux de la rage de l’inacceptable et ceux de la raison,
Ceux qui nous entravent mais dont on connaît les oraisons,
Et d’autres qui nous engloutissent dans un naufrage permanent.

Ce n’est pas sur ma vie que je poserais mes inquiétudes,
Mais sur celle d’un enfant que je voudrais rendre belle,
Afin qu’elle ne soit pas asphyxiée dans le néant d’une tombelle,
Et qu’elle ne survive péniblement à cause d’une criminelle turpitude.

Je me pose souvent cette question de l’amour maternel,
Pour un enfant qui me serait imposé lors un combat de forces.
Comment idolâtrer un fruit qui ne soit pas d’une bonne écorce,
En ne considérant que sa saveur ou en analysant l’origine émotionnelle ?

Il serait là, à me dévisager avec la naïveté de ses yeux…
Et moi que verrais-je en le regardant, que ressentirais-je ?
La pureté de son insouciance me regarderait comme une belle image,
Même si l’impureté de cet acte pourrait lui attribuer l’adjectif caïeu !

Pour lui donner la vie sans lui faire partager ma douleur,
Pourrais-je me regarder dans un miroir en effaçant les reflets de son visage ?
Le renier serait pour lui un double abandon, un abominable message,
Lui qui a des yeux si tendres, comprendrait-il ce malheur ?

Je ne sais si je pourrais lui expliquer plus tard qui est son père.
Peut-être devrais-je lui mentir pour ne pas traumatiser son avenir,
Ou alors enfermer mes craintes dans un insidieux sourire,
Mais ne surtout pas le rendre responsable d’un acte pervers.

Comment démêler toutes ces invisibles et si accablantes filandres ?
Comment préserver l’innocence afin qu’elle ne nous reproche sa vie ?
Se battre ou laisser les affres de la culpabilité nous laisser en survie ?
Je ne peux comprendre que l’on laisse une fillette dans de tels méandres !

Fin
Poème écrit le 4.09.2016

Enceinte de jumeaux, la fillette avait été violée par son beau-père. Les médecins qui ont mis fin à sa grossesse ont été excommuniés par l’archevêque de Recife.

Elle a tout juste 9 ans, mais victime de malnutrition, elle en apparaît même moins sur les photos. Ce mercredi des Cendres,elle dû quitter sa ville pour se rendre à Recife, la capitale de l’État du Pernambouc, dans le Nordeste brésilien.  L’enfant a été conduite dans un hôpital, pour se faire avorter. Violée par son beau-père depuis l’âge de 6 ans, elle était enceinte de jumeaux. Interpellé par la police, l’homme a reconnu avoir également abusé de l’aînée de sa femme, une adolescente de 14 ans souffrant de déficiences mentales.

Lorsqu’il diagnostique la grossesse, le médecin José Severiano Cavalcanti est choqué : «Elle n’a même pas de seins.» Une vie sexuelle précoce, imposée par son violeur, a déclenché ses règles avant l’heure. Le praticien préconise immédiatement l’avortement. Au Brésil, comme dans la majorité des pays d’Amérique latine, il est considéré comme un crime. La loi ne l’autorise que dans deux exceptions, si la grossesse est provoquée par un viol, ou en cas de danger pour la santé de la mère. Ici, les deux arguments s’appliquent. La petite mesure 1,36 et pèse 33 kg, son corps est incapable de mener cette grossesse à terme.

*********************************************************************************

Le refus des autorités paraguayennes de permettre à une fillette de 10 ans victime d’un viol d’avorter en toute sécurité pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour sa santé et ajouterait l’injustice à la tragédie, a déclaré Amnesty International mercredi 29 avril 2015. L’organisation demande au gouvernement d’intervenir pour garantir que la fillette bénéficie de tous les soins médicaux dont elle a besoin, et puisse notamment interrompre cette grossesse non désirée.

Au Paraguay, l’avortement n’est autorisé que lorsque la vie de la femme ou de la jeune fille est en danger. Dans toute autre circonstance, même lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste ou lorsque le fœtus souffre de graves malformations, l’avortement n’est pas autorisé. Cette loi restrictive sur l’avortement bafoue le droit international.

*******************************************************************************

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

ABRACADA ... |
Bienvenue sur le site de Te... |
Art,Sculptures |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | deuxc.com
| Eric Boldron,articles...
| LE MEILLEUR FEUILLETON DE L...