Le Mor Bihan

56_Morbihan

MOR BIHAN,

Tu ouvres tes portes entre Port Navalo et Kerpenhir,

Les druides pour t’encercler ont enracinés dolmens et menhirs.

Tu abrites toutes les voilures dans ce paradis de plaisance,

Et de douces vagues couvrent et découvrent toutes tes anses.

Toutes ces voiles qui jouent dans le labyrinthe de tes îles,

Restent protégées de l’océan par tes deux presqu’îles.

Le bleu de tes eaux illuminé par ce soleil charmeur,

Peaufine cette harmonie de sa pâle et tendre douceur.

Havre paisible, les courants enragés à ton seuil se calment,

Les paysages changeants et insolites se protègent de leurs lames.

Les privilèges de ces lieux en sont d’apaisantes couleurs,

Le vert et le jaune donnant aux bois et fleurs toute leur chaleur.

Tes herbiers, tes plages, tes criques, et tous tes rochers,

Où les échasses, aigrettes, mouettes viennent en nombre s’y reposer,

Sont de précieux refuges sur la route de leurs voyages,

Pour ces oiseaux qui égaient ces landes de leurs plumages.

Île aux Moines, toi, cette perle fière et sans faille,

Tu te rehausses par ces demeures en pierre de taille,

Où vivaient les capitaines, entourés de tous les pêcheurs,

Qui se reposaient dans de blanches maisonnettes de leurs labeurs.

Cette douce atmosphère recueille le secret des ruelles,

Le long desquelles les fleurs, en cascade, s’entremêlent.

Ces jardinets, ornés d’eucalyptus, de figuiers et mimosas,

Rejoignent le bois d’Amour par des sentiers de camélias.

Ile celte, tu fourmilles de tumulus et de cromlech

Qui s’érigent dans cette lande sauvage jusqu’au Trec’h.

Ile d’Arz, toi, le paradis de tous les promeneurs,

Tu caches de mousse les murets de tes jardins rêveurs.

Tes petites maisons se recroquevillent dans leurs enclos,

Car la houle n’épargne ni ton île et tous les îlots.

Ces paysages ou la mer et la terre se confondent,

Resplendissent de leur luminosité dans ces eaux profondes.

Pour protéger cette vie féerique et éblouir tous nos regards,

Tu fermes ta barrière aux régates pour leur départ.

Ces voiliers géants et tous ces amoureux de la mer,

N’entrent pas dans ce golfe Mor Bihan, cette petite mer.

fin

Ecrit le 12 août 2004



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