La larme du coeur,

larme du coeur

La larme du cœur

Cette vive émotion que l’on ressent intensément,
Se dessine peu à peu sur le voile de l’iris.
Seule, dans le plus profond dénuement,
Elle ne veut pas que la honte la tarisse.

C’est une perle qui brille de sincérité,
Qui n’a pour reflet que l’innocence de sa pureté.
Elle doit vivre et ne pas être par la colère irritée,
Rester digne pour que jaillisse son invulnérabilité.

Elle s’agrippe aux cils, les seuls remparts de sa fuite,
Prenant le temps de s’imprégner de tous les sentiments,
De ceux qu’elle veut garder sans se blesser d’inconduite,
Pour que pleure son silence sans devenir châtiment.

Elle a compris sa douleur avant de s’en aller,
S’abrite encore un peu sous les paupières,
Et laisse enfin son invisible relief sur une joue, couler,
Car on ne peut écraser cette larme, de sa pudeur, si fière.

Elle caresse doucement la peau de sa tendresse,
Car elle ne veut l’abîmer d’une quelconque arrogance.
Ce n’est pas la colère qui la dirige de sa maladresse,
Alors, elle s’accompagne d’une certaine élégance.

C’est peut-être la larme de la foi, celle d’un idéal !
La vigne pleure quand la sève coule de ses blessures,
Et se bat pour que ses fruits retrouvent leur beauté estivale,
Car son cœur est doté d’un amour intense et naturellement pur.

Elle se laisse alors pleurer, comme pour apaiser une âme,
Suspendue, un peu comme un accroche-cœur
Et se réfugie dans l’émotion qui ne la diffame !
C’est le cœur qui saigne, c’est la larme du cœur.

Fin

Poème écrit le 17 février 2018
Poème de Cicise



Pseudo,

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PSEUDO

Derrière quelques lettres, vous affichez votre pseudo
Toute une vie se réfugie sous ce seul mot
Comme une baguette se mêlant à un mikado,
Sous lequel défileront vos joies et vos maux.

Je lis vos rêves, je panse vos peines,
Mais vous ne parlez pas, vous vivez sans visage
Vous écrivez quelques idées qui m’entraînent,
Et mon imagination façonne en secret vos images.

Je réponds aux sujets, j’écris sur vos musiques
Je dessine comme vous peignez, je partage des idées.
Je vous vois fragile, fort, ou mélancolique,
Et je m’attriste d’en voir certains, d’amour, dénudés.

D’autres sont toujours en phase avec leur présentation,
Aucun voile sombre ne ternit le sens de leurs propos,
Ils se dévoilent pudiquement, armés de leurs émotions
Ou préfèrent jouer avec l’humour selon leur tempo.

Dans le secret de la toile, peuvent se fixer des parasites,
Qui s’incrustent, se rassasient aux dépens d’autrui, sournoisement,
Les emportent dans leur amitié en les accaparant comme des mites,
Et ne laissent que des trous qu’ils ont percés judicieusement.

Dans ce vide si soudain et si incompris, arrive la désillusion,
Celle qui dénature votre chemin, vous semblant alors plus tortueux.
Il est parsemé de graines qui sèment la confusion,
Loin de cet univers imaginaire qui se voulait si fructueux.

Alors, toi, qui se cache derrière un avatar
Dont tu te sers pour y cacher une ou plusieurs identités,
Combien en faudra-t-il pour t’ériger en star ?
Et forger ton épée de ta rancœur, emblème de ta médiocrité !

FIN

Poème de Cicise, écrit (dans un sens général), le 11 juin 2018.



Concert de voix, (Les voix caillotines et Coup d’Coeur)

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CONCERT DE VOIX

L’accordéoniste apparaît, derrière le rouge du velours,
Et avance, seul sur scène, quand déjà des voix résonnent.
Elles se sont faufilées entre les spectateurs, comme pour un bonjour,
Tandis que d’autres, autour du musicien, s’élèvent et fredonnent.

Les notes s’éveillent, même au-delà du balcon,
Emprisonnant les timides chuchotements du public,
Afin de pénétrer en son cœur et de l’entourer d’un cocon,
Comme pour sublimer les couleurs d’un monde idyllique.

Des hommes et femmes, face à face, nous chantent l’amour,
Le désir, le besoin d’aimer, et pour une vie enlacée,
Ils ont mélangé amoureusement les couleurs de ce jour,
Harmonisant le blanc et le noir, ou les deux entrelacés.

Un petit moment de bonheur, si frais et naturel,
Vient faire swinguer les corps sur une vie de bohème.
Mais les voix deviennent plus oppressantes pour gommer le virtuel,
Car on ne récolte pas toujours ce que l’on sème.

Des émotions s’expriment, guidées par le chef de chœur !
Sur cette autre chanson les reproches, révèlent d’autres sonorités,
Moins aimantes, plus animées par la rancœur,
Car les larmes sont plus poignantes que la haine irritée.

Et l’atmosphère change ! Un peu plus de joie et de taquinerie
Semblent animer les regards de ces messieurs !
Le public accompagne ces subtiles badineries,
En participant à la légèreté d’une parisienne au caractère audacieux.

La complainte du progrès nous apporte sa modernité,
Des sourires animés, une gestuelle amusante.
Puis les images combattent les sentiments d’une humanité,
Le silence des cœurs, les secrets qui nous tourmentent.

Les voix de l’adolescence, de l’enfance même,
Apportent sur la scène leur innocence.
C’est comme un moment de fraîcheur extrême
Qui vient heurter le modernisme et ses indécences.

Pour apporter du suspens, de petites lumières
Scintillent dans la salle. Est-ce l’insécurité qui nous envahit ?
Le silence reprend possession sur cette réalité amère
Celle de la suspicion sur l’homme qui détruit sa vie.

Un autre monde élève les voix vers un autre rythme,
Celui de l’envie, de l’amusement, de la rêverie,
Un mélange de douceur et de puissance. C’est un hymne !
Celui d’un monde nouveau qui éclate sous la clameur de toutes ces vies.

Dos tournés à la scène, les chanteurs se retournent …
La puissance des tonalités devient même sombre
Tant elles s’élèvent de plus en plus fortement, et détournent
Cette émotion pour qu’elle se dévoile entre les ombres.

Les spots sont les reflets de ces étoiles mystérieuses
Qui brillent lors de ce vol sur des notes presque aériennes.
C’est comme une douce symphonie ambitieuse
Pour redonner à la terre sa baguette de magicienne.

D’autres couleurs viennent harmoniser l’envie obsédante
De vivre, vivre encore, avec cette douce rage qui ressort de ces voix,
Survivre à ses batailles, choisir sa destinée, même imprudente
Et croire en ses rêves, s’en aller ailleurs suivre d’autres voies.

L’attitude devient légère, les taquineries se devinent
Entre frères et sœurs, comme le chantent ces hommes et ces femmes.
Un jeu de mains vient agiter une balle imaginaire, un peu cabotine,
Qui suit ses propres trajectoires, d’un éternel flegme.

Et toute cette troupe se met à danser pour narguer le temps,
Celui qui nous ment, impunément, sans nous sourire.
Même Paris nous trompe, sous ses lumières d’un instant,
Et l’on oublie les vacances, les petits palaces et les rires.

L’angoisse se manifeste sous les pas des soldats,
Qui veulent peut-être écraser leurs armes de haine !
Car la lumière et la nuit s’affrontent comme d’éternels Judas,
Qui entendent pourtant les pleurs des enfants sur de noires traînes.

On retrouve le soleil sous la douceur d’autres notes.
Le public tape des mains, les histoires de l’enfance reviennent en mémoire.
Et, sous l’invitation du chef, il ose participer, comme une anecdote,
Pour montrer que ce soleil doit briller hors de son grimoire.

La joie semblant suspendue aux voix des chanteurs,
Se transforme en colère pour défendre la nature.
Le monde est malade, la planète bleue perd ses senteurs,
Et ses couleurs se noircissent d’un mal obscur.

Toutes ces chansons, comme de brillantes étoiles,
Qui, sous la magie des faiseurs de rêves, sont venues nous charmer
Sous la houlette des chefs de chœur qui ont tissé leurs toiles,
Nous ont transmis l’envie, à notre tour, de les rallumer.

Les bras tendus vers les musiciens, complices de cette soirée,
Les deux chœurs les ont remercié de leur virtuosité.
Et comme un spectacle ne peut si hâtivement se clôturer,
Le public a su, en les applaudissant vivement, montrer leur générosité.

Fin
Poème de Cicise écrit le 11 mars 2019

Merci
Aux chefs de chœur Julie Rousseau « Coup d’chœur »
Et Christophe Allègre « Les voix caillotines »

Aux Musiciens et ingénieur du son

Les chansons interprétées furent :

Famille (JJ Goldman)
J’ai faim (Jeanne Cherhal)
Tout va bien (Lili Cros et Thierry Chazelle)
Aimer est plus fort que d’être aimé (Daniel Balavoine)
Je m’en vais (Vianney)
La parisienne (Marie-Paule Belle)
La complainte du progrès (Boris Vian)
Derrière les mots (Alain Souchon et Laurent Voulzy)
Donges (Jeanne Cherhal)
Le cha-cha de l’insécurité (Louis Chedid)
Respire (Mickey 3d)
Un autre monde (Téléphone)
C’est peut-être (Allain Leprest)
Voler de nuit (Calogero)
Vivre encore (Bernard Lavilliers)
T’es chiante (Jules)
Basket ball (William Sheller)
Le temps (Les Ogres de Barback)
Capitale santé (Eric Toulis)
F O R T (La Famille Chedid)
Perlimpinpin (Barbare)
J’veux du soleil (Au P’tit Bonheur)
Monsieur Toulmonde (Aldebert)
Rallumeurs d’étoiles (HK et les Saltimbanks)
Tout petit monde (JJ Goldman)



Les voix caillotines,

voix caillotines

LES VOIX CAILLOTINES,

J’ai découvert l’ambiance d’un spectacle,
Qui n’était pas celui d’une pièce de théâtre,
Ni d’un artiste connu que l’on idolâtre,
Mais l’unisson de voix lors d’un simple cénacle.

Une chorale ! L’amour de partager, de chanter,
Unit ces femmes et ces hommes de multiples horizons,
Pour évoquer des histoires au rythme d’un diapason,
En les enrobant de tristesse, de mélancolie ou de gaieté.

Sous les directives de leur chef de chœur,
Les sopranos et les altos usent de leurs délicatesses,
Les ténors et basses les accompagnent de leurs joliesses,
Afin que l’harmonie sorte naturellement de leurs cœurs.

Sur l’air d’une chanson un peu légère qui se dévoile avec pudeur
Les regards de ces messieurs s’animent de tendres fléchettes.
Peut-être que le reflet du rouge de leurs gilets, pochettes
Ou nœuds papillons aiguisait cette coquine lueur ?

Les dames avaient mêlé deux couleurs intenses, le noir,
Pour accompagner l’élégance, et le rouge vermillon
Pour chanter l’amour, en réveillant quelques aiguillons,
Devant cette vieille femme qui sera toujours en ma mémoire.

Ces couleurs vocales ont su résonner entre ces murs,
Les couvrant d’inquiétude, d’incompréhension,
Parce que l’avenir devrait être un arc en ciel en suspension
Et qu’il serait bon de n’avoir que l’amour comme armure.

Et cette chanson sur la terre, mémoire de l’humanité,
Que nous salissons jour après jour, sans se soucier du futur
Au lieu de la préserver afin de continuer cette aventure,
Devrait en toute langue être remerciée pour sa générosité.

Tout ce spectacle a enrichit ma soirée de son originalité.
Ce n’étaient pas de simples pantins animés pour une parodie,
Mais des cœurs qui battaient au rythme d’une mélodie,
En la vivant, en la sublimant, en l’habillant aussi de subtilité !

FIN

Poème de Cicise, écrit le 16 juin 2018, pour Sonia.



Le premier amour,

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Le premier amour,

La chrysalide ouvre ses rideaux de soie,
Pour offrir à cette vie ses premiers émois.
D’un vol léger, comme le souffle d’une brise,
Il s’envole, libre de cette emprise.

Par ses fines ailes aux sublimes couleurs,
Il découvre l’harmonie du reflet des fleurs.
Voltigeant, s’enivrant de tous ces doux parfums,
Il plane sur cette immense toile, sans fin.

Cette jeune pousse qui devient une fleur,
S’épanouit doucement sous la douce chaleur.
Et ce soleil, cet artiste, sans aucun mal,
Lui dessine sa corolle de pétales.

Alors, bercée par le zéphyr de ses ailes,
Rentrant ses épines, ouvrant ses dentelles,
Elle donne son cœur, offre un tendre regard,
A ce papillon qui découvre ce nectar.

Et ces adolescents saisissent la beauté,
De ces frissons, ces préludes de volupté.
Et cette flamme naissante du premier jour,
Sera le souvenir de leur premier amour.

FIN

Ecrit le 26 Juillet 2004



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