La passerelle de la vie,

passerelle de la vie

LA PASSERELLE DE LA VIE,

Les lierres l’entourent de leur tendresse
Pour que sa robe soit moins austère ;
Et, quelques églantines ornent de leur délicatesse,
Cette demoiselle qui danse dans les airs.

Alors sous la douceur des alizés,
Qui caressent délicatement sa jeunesse,
Elle se balance sur le printemps et ces risées,
En s’amusant sur les souffles de cette allégresse.

La fraîcheur de la rosée du matin
Révèle ses majestueuses couleurs,
Qui se déclineront, encore demain,
Sous les étoiles du soleil, ce baume de douceur.

Les églantiers courent malicieusement
Sans blesser les mains des passants.
Mais, ces délicieux bijoux d’ornement
Peuvent, parfois, égratigner les inconscients.

La brise se fait plus capricieuse,
Par ses élans plus ou moins balancés.
Agréable mais taquine gracieuse,
Elle ondule sous le bois des avancées.

Les giboulées égrènent d’humides traces,
Et décolorent en gris le bois de la vie ;
Elles gomment les nervures de leur grâce,
Et, peu à peu, les recouvrent d’oubli.

Des lianes agrippent sournoisement leurs griffes
Sur les fragiles cordes de cette balançoire,
Et leurs liens se nouent, et se rebiffent,
Pour y imprimer ses empreintes de couloir noire.

Quand arrive le blizzard, qui transperce sa vieillesse,
Très affaiblie par l’usure de son manteau,
Elle se réchauffe péniblement, sous quelques tendresses
Que le soleil daigne lui offrir, pour alléger son fardeau.

Les pluies, de plus en plus impétueuses,
Sèment leurs moisissures sur la fragilité de son bois ;
Cependant, si quelques accalmies la rendent encore heureuse,
Sa fierté se ressource sous les cris de petites voix.

Elle tangue, de la naissance à la mort,
Sur les fossés, les pentes, des plaines et les précipices,
Essayant de soutenir les souffles du sort,
Elle tangue, entre bonheur et sacrifices,
Cette passerelle de la vie !

Fin

Poème écrit le 22.11.2010



L’envol du stress,

 

 

main-atteindre-dehors_~1786578

L’envol du stress,

Le stress de la vie nous emprisonne,
Il ferme à clé le tabernacle de nos émotions.
Et, de ne pouvoir le libérer, celles-ci s’en étonnent,
Et se glacent dans cette geôle, sensibles à cette aversion.

Elles réclament la liberté de nous étonner, de s’envoler,
Clamant leurs différences et leurs influences sur nos vies ;
Elles cognent à cette porte et se meurent de ne la violer,
Pour s’éteindre à son seuil, quand l’ouvrir serait survie.

Pourtant, il serait si facile de chasser ce geôlier,
De lui offrir la magie de s’émouvoir sur nos talents innés, *
Afin qu’il ne puisse, avec ses poings si solidement liés,
Retenir nos émotions qui pourraient, envers lui, se libérer.

Chacun peut trouver en lui des pouvoirs incroyables
En flânant dans la nature, ou prisant d’autres exutoires,
Même si leurs variantes approchent des barrières infranchissables,
Quelle importance ! Rien que les caresser serait riche d’espoir.

Nos joies se sculpteraient en des formes aériennes,
Éclairant nos couleurs, harmonisant nos gestuelles,
Ou écoutant la brise nous murmurer quelques anodines fredaines,
Comme ce papillon qui libère, patiemment, ses ailes si frêles.

Les sortilèges seraient aussi artistes de nos peines…
Ils pourraient s’estomper dans la rage de vaincre cet ennemi,
Dans le gris d’un horizon, ou le dramatique d’une scène,
Et même sous la douce aubade de cet insoupçonnable ami.

L’avenir ajouterait à nos incertitudes un horizon serein,
En enfermant tous ses doutes dans ces arts, ces défoulements,
Que de regards seraient apaisés dans la douceur d’un satin,
D’un dépassement de ses espoirs, ou d’un tableau et ses chatoiements.

Laissons s’envoler cet astreignant personnage qui tue nos idéaux,
Protégeons-nous de ses insidieuses forces qui nous oppressent,
En regardant ailleurs, en refusant que son carcan ne devienne bourreau,
En dévoilant nos lumières intérieures, en de libertines déesses !

Fin

Poème de Cicise

Ecrit le 23 septembre 2011



Quelque part ailleurs, une passerelle…

allée parc St Crépin (Soissons)

Quelque part ailleurs, une passerelle…

Entre les odeurs de noix de coco et vanille,
Les arbres nous enlacent déjà d’invisibles vrilles.
Les premières planches d’une passerelle,
Semblent y attirer nos verbales saltarelles.

Cette sensation de paix, de sérénité,
Rivalise harmonieusement avec pérennité,
Comme si ces lames de bois nous exhortaient
A y déposer les couleurs de nos souhaits.

La douce lumière qui se fait ombrelle,
Apaise les effets d’éventuelles nielles,
Comme si elle bannissait toute moisissure,
Pour ne pas attiser nos blessures.

Cette passerelle, si ouverte sur de belles lueurs,
Nous dévoile peu à peu l’orée de sa demeure,
Qui a comme clé cette douce quiétude,
Pour que nul ne devienne l’ami d’une mesquine solitude.

Tamisée des ombres de multiples feuillages,
Elle ne tyrannise aucunement nos peureux habillages,,
Ne cherche pas à nous transformer en de piètres arlequins,
Car la clairière, où elle nous mène, est dénuée d’épineux faquins.

Si le soleil n’arrive pas à percer quelques insidieux nuages,
Comme cela arrive quand le froid glace le paysage,
Elle reste là, immuable hôtesse, laissant le temps au temps,
De dénouer quelques lianes sur ces contretemps.

Cette passerelle n’est qu’une image,
Qui peut modifier la palette de son paysage,
Mais quel qu’en soit le dessin du mage,
Il est bon d’y parsemer nos coloriages !

Fin

Ecrit le 29.05.2012



Prendre le temps,

 

 

hamac

Prendre le temps,

Se lover dans le mystère d’un baldaquin,
Pour s’évanouir derrière ses drapés,
En piégeant ainsi les couleurs des arlequins,
Pour qu’elles ne viennent, notre sommeil, happer.

Déposer nos fatigues en toute simplicité,
Sur une ouate alvéolée de complaisance,
En étirant la morphologie de nos authenticités,
Pour y modeler notre reconnaissance.

Paresser sur les douceurs d’une soie,
Comme pour préserver une petite trêve,
Afin d’y faufiler les broderies de quelque joie,
Ou de protéger les fils enlacés d’un rêve.

Couvrir d’un patchwork douillet nos nuits,
Pour protéger la sensibilité de nos peaux
Et répudier la rugosité des ennuis,
Qui pourraient aiguiser le néfaste des oripeaux.

Se prélasser sur la nonchalance d’un hamac,
Qui nous bercera sur le souffle d’un alizé,
Loin des rafales de quelques micmacs,
les notes d’une berceuse apprivoisée.

Se laisser convoiter par le sable d’une plage,
Qui épousera nos silhouettes docilement,
En daignant accepter nos corps en naufrage,
Sur le raphia de nos nattes comme ornement.

Dénouer les nœuds d’une vie stressante,
Sur la simplicité d’un matelas de paille,
Pour exhorter cette nature compatissante,
A braver ce modernisme qui nous assaille.

Savoir prendre le temps,
Du farniente, du repos,
Donner le temps au temps,
D’un simple renouveau…

Fin

Poème sur une idée de Domi

Le 15.06.2012



Sincères condoléances,

23289445-condolencias-o-diseño-simpatía-con-una-pluma-flotando-en-el-agua

Sincères condoléances…

Quand la mort d’un enfant nous foudroie,
Quand une branche de notre vie se casse,
On ne trouve pas toujours les mots adéquats,
Pour combattre ce sort qui nous fracasse.

On peine à dominer notre douleur,
Le « pourquoi » devient un mot inexplicable,
Qui recouvre notre peine de son malheur.
On ne comprend pas ce destin qui nous accable.

Nous espérons que vous trouverez le courage,
De continuer sur ce chemin, si tôt, par la mort, obstrué.
Même si le ciel a terni votre route de ses nuages,
Croyez en l’expression de nos sentiments attristés.

Poème écrit pour JL et N

Décembre 2014



12

ABRACADA ... |
Bienvenue sur le site de Te... |
Art,Sculptures |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | deuxc.com
| Eric Boldron,articles...
| LE MEILLEUR FEUILLETON DE L...