J’ai rêvé de …

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J’ai rêvé de….

Un escalier de vieilles pierres joignait les deux mondes.
Ses marches étaient bordées d’un genre d’osmondes,
Mais ne subissant pas la déclinaison des saisons,
Aucune main n’avait à en ramasser les effeuillaisons.

Un arc en ciel l’éclairait de sa seule lumière,
Unique repère dans ce dédale de vieilles coutumières,
Dont la dureté n’était que la longévité de leur existence,
Et sur lesquelles nos pas n’expiaient aucune pénitence.

Une musique se fit soudain entendre, si mélodieuse,
Aux reflets si légers, douce et si radieuse,
Que je l’imaginais courir entre les feuilles des arbres
Et les pétales des fleurs, représentés sur ce céleste marbre.

Il trônait à l’entrée de ce jardin, comme le reflet de nos vies,
Enlevant nos peines et nos souffrances en un geste obvie.
Je suis devenue orpheline en une seconde, sans peur,
Comme si cette mélodie me déshabillait de ma stupeur.

J’ai entendu des rires d’enfants, aux visages invisibles,
Car je n’avais pas encore franchi ce seuil irréversible.
J’ai deviné leurs rondes, leurs jeux, leurs libertés d’exister,
Loin des affres de la misère qui les ont si attristés.

J’ai surpris des sourires, les regards complaisants,
Heureux de me voir arpenter leurs sentiers si apaisants.
C’était juste des silhouettes aux traits si incertains,
Mais qui narraient quelques uns de mes souvenirs clandestins.

J’ai cru deviner, par les ondes magiques de cet état de grâce,
Qu’elles étaient très proches de moi et sans que le doute ne s’efface,
Je pouvais, sur elles, y déposer des prénoms, des images,
Tellement elles étaient incrustées dans l’inconscient de ce voyage.

J’ai deviné un feu d’amour, que des armes mortes entretenaient,
Piégées dans ces flammes, perdant leurs perfidies, et qui agonisaient,
Délaissées par ces gestes de vengeance et de punition.
La fumée de leurs châtiments s élevait en une humble contrition.

La fournaise de ces meurtrières me réchauffait le cœur,
Je pensais que le monde allait devenir meilleur.
Soudain, je me suis aperçue que ce n’était pas mon heure,
En me réveillant ce matin, premier mai, jour du bonheur !

Fin
Poème écrit le 1er mai 2015

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