Qui êtes-vous ?

masques

Qui êtes-vous ?

Derrière le folklore de Venise, ou le gris du fer,
Les secrets sont geôliers, je vous le confère,
Les peurs de la vie se dissimulent,
Mais pour les libérer, je n’ai pas la formule.

Alors se cachent derrière ces éphémères,
Un être triste qui est lumière,
Ou un luron qui cache son abandon,
Mais leurs masques n’ont pas le même amidon.

Masque de plumes, masque de fer,
Âme de lune, ou de sorcière,
Qui cachez-vous derrière votre loup,
Que cachez-vous ?

Mais quelle fée vous a baptisé,
Quelles images vous ont traumatisé,
Pour que le vide soit sur votre visage,
Pour que votre regard ne soit qu’une image ?

Mais quel lutin avez-vous connu
Pour qu’il danse comme un malvenu,
Sur les souvenirs que vous avez enterrés,
Car votre plaisir est de les piétiner.

Masque de plumes, masque de fer,
Âme de lune, ou de sorcière
Qui cachez-vous derrière votre loup,
Que cachez-vous ?

On vous voit triste, et vous êtes pensif,
Et pourtant derrière ce pendentif,
Vous êtes l’amour qu’enrobe une méfiance,
Alors pourquoi ne pas en libérer la confiance.

Vous êtes le pitre de nos fêtes,
Mais seul, vous êtes cependant en quête,
D’une drogue qui vous fera oublier
Ce que vous n’osez ou ne pouvez divulguer.

Masque de plumes, masque de fer,
Âme de lune, ou de sorcière,
Qui cachez-vous derrière votre loup,
Que cachez-vous ?

Vous avez un masque de rigueur,
Et vous savez retenir vos pleurs ;
Mais laissez-les couler, comme sauveur
De votre regard qui n’est que saveur.

Et vous, derrière votre maquillage,
Vous cachez vos frasques et leurs ombrages,
Mais pourquoi tant d’enfantillages
Si votre cœur n’est qu’un tatouage.

Masque de plumes, masque de fer,
Âme de lune, ou de sorcière,
Qui cachez-vous derrière votre loup,
Que cachez-vous ?

Qui cachez-vous derrière votre loup,
Âme de lune, ou de sorcière,
Masque de plumes, masque de fer,
Que cachez-vous ? Qui êtes-vous ?

Mais qui êtes-vous ?
Âme de lune ou de sorcière,
Masque de plumes, masque de fer,
Mais qui êtes-vous ? Qui êtes-vous …………

Fin
Poème écrit le 5.07.2009



Une plume d’oie,

Ink and Quill

Une plume d’oie,

La plume d’oie est abîmée,
Elle égratigne le papier,
Peut-être est-elle déprimée
Pour ne plus, les pensées, recopier ?

Elle semble fatiguée de la vie,
Ses rémiges en sont altérées.
A-t-elle perdue l’envie
De s’exprimer sur du papier ?

Elle a remplacé le calame
Mais pourra-t-elle encore écrire ?
Quel est le secret de son âme,
Pourra-t-elle nous le dire ?

Peut-être que son encrier
Ne reflète pas le bonheur,
Avec son habit gris, pas assez bariolé ?
Ne serait-ce qu’un petit leurre ?

A-t-elle oublié les lettres,
Ou vouloir des points de suspension…
Pour mieux ressentir son être,
Et reparler de ses passions…

Préfère-t-elle laisser vierge,
Cette feuille qui ne l’attire plus,
Ou la déposer sur un cierge
Pour que brûle ce qui lui a déplu !

Elle hésite et ne veut plus,
Que sa peine soit dessinée en mots,
Pour que leurs lettres ne soient plus
Des pièges qui se referment en maux.

Elle voudrait retailler sa plume,
La choyer sur d’autres parchemins,
Mais il faudra peut-être attendre que la lune
Ne la dirige vers un autre destin !

Fin

Poème écrit le 29.11.2009



L’arbre généalogique,

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L’arbre généalogique,

Se lancer dans un labyrinthe d’écritures,
D’actes de mariage et de lieux de sépultures,
D’années sans mois et de dates inconnues
C’est un chemin que jalonnent les imprévus !

Une orthographe qui diffère, des lettres oubliées,
Ou changées même, selon l’écriture des fabliers,
Des prénoms identiques et des dates qui s’emmêlent,
Et sans lieux de naissance, c’est un vrai pèle-mêle.

On pense trouver un nouveau cousin, mais le siècle diffère !
Les unions des familles deviennent même galères,
Quand l’amour réunit deux mêmes patronymes,
Mais de quelles souches viennent ces anonymes ?

On remonte le temps et l’on recherche ailleurs,
Dans une autre région, selon l’avis de conseilleurs,
Mais sans traits d’union, les fils se cassent
Les trames laissent leurs nœuds sur ces chaînes éparses.

Quand, par hasard, on trouve une logique,
Elle est si inattendue et parfois si anémique,
Que l’arbre semble dépérir avec ce peu de feuillage,
Qu’il nous faut reprendre nos effeuillages.

Alors, peu à peu, on accroche des brindilles
A ces branches qui attendent leurs familles,
La racine nous crie que ses enfants sont absents,
Mais sa voix est sous terre et reste dans le néant.

Mais pour vivre, l’arbre veut de la terre tous ses liens,
Et l’on recherche les ancêtres des anciens,
Par respect, on ne veut oublier personne,
Et là, je vous laisse car j’ai encore quelques donnes…

Poème écrit le 1.12.2009



Blessée,

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Blessée,

Alors que dire,
Comment la soutenir,
Parler ou écrire,
Aborder l’avenir ?

On se trouve maladroit,
On sait que l’on ne doit
Lui montrer notre émoi,
Le silence en paroi ?

Penser à elle,
Ne pas rester virtuel
Être naturel,
Situation inhabituelle !

Et après, ensuite ?
Paroles gratuites,
Pensée ou fuite,
Comment vivre la suite ?

Savoir ou ignorer
Messages différés,
Avenir effleuré,
Sentiments désarticulés !

Attendre les nouvelles,
Suivre la marelle,
Rester en sentinelle,
La revoir sur notre caravelle !

Pour Bridget

Ecrit le 10 mars 2010-03-10



Match et but !

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Match et but !

De petits bouts de cuir font de moi un ballon…
En m’éclatant sur des ailes de pigeon,
Je reste le roi de n’importe quelle combinaison,
Car je m’amuse à me faufiler entre des pieds et des talons.

Mes coups, dans le monde entier, ont leurs valeurs,
Sombrero, scorpion, canon, dribble, rabona,
Trivela, tomahawk, toque, panna, foquinha,
Je suis le challenge des higuita et des butteurs.

Quand je m’envole, libre dans les airs,
Par une bicyclette qui fait trembler les tribunes du stade,
J’adore les taquiner d’une belle défilade,
En me bloquant sur le ventre de l’adversaire.

Il m’arrive aussi de me prendre quelques bleus,
Quand mon cuir heurte les barres d’un but ;
Même si ce choc stresse les derbys ou les fla-flus,
Je ne me sens nullement responsable, sacrebleu !

Je glisse aussi sur des gants en peau de pêche,
Et me sauve dans l’excellence d’une arconada,
Ce qui est tout le contraire d’une panenka,
Quand on me lance dans la béatitude d’une brèche !

Je nargue les joueurs entre les crochets et petits ponts,
Ou par mes glissades quand la pluie devient complice,
Je déjoue les verrous où les défenseurs deviennent éclipses,
Et me bloque, épuisé, dans le fabuleux coup du scorpion.

En fait, c’est moi le roi du match, traite ou conquistador,
Le fautif des buts casquettes ou le sauveur d’un penalty
Car quand je suis propulsé dans les filets et que j’y rebondis,
Je suis le libérateur d’un ballon d’argent pour un but en or.

Fin

Ecrit le 30 mars 2010

C’était hier, Lyon – Bordeaux, le quart de finale de la champions league.

Et Lyon a gagné !

 



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