Je m’appelle « Muguet »,

fleur54

Je m’appelle Muguet,

Mon nom originel est ryu-no-hige
Ou peut-être ja-no-hige ?
Je suis une fleur qui, sur sa tige,
Porte des clochettes qui en font le prestige !

Je triomphe sur l’hiver et ses maux ;
Mon âme est celle du renouveau
Qui rend au printemps l’image
D’une réincarnation sauvage.

Ma fleur est le prélude de l’amour,
Le bonheur des familles et des bonjours ;
Sa blancheur est l’image de la douceur,
Dont le parfum est en l’unique valseur.

Le rossignol ne revient siffloter,
Que lorsque mes feuilles sont ballottées,
Sur les premières notes du printemps,
Pour m’étourdir de ses chants.

Les couturiers me firent égérie,
Mayol en oublia le camélia pour Jenny ;
Les demoiselles s’habillèrent de blancheur,
Et ces messieurs me rendirent aguicheur.

Je remplis aussi les paniers d’osiers
Des trois francs six sous, qui, prisonniers
De leurs malheurs, m’effeuillent
En les excusant même qu’ils me cueillent …

Charles IX a fait de moi un porte-bonheur
Quand mes baies ont encore leurs blancheurs,
Avant que le rouge ne les empoisonne.
En mai, je danse sur le printemps qui chantonne.

Pour que votre vie soit vierge de fléchettes,
Il vous faut trouver mes treize clochettes !
Je suis aussi la fleur du mariage,
Celle qui, des treize ans, en est l’image !

Poème écrit le 30.04.2010

Pour tous mes lecteurs.

Et Merci à vous…



La vieille barque,

vieuxboispechek2732011

 La vieille barque, 

 

 Seule, à l’abandon sur cette  rive, 
Attachée pour qu’elle ne glisse dans la  dérive,
Inerte prisonnière de cette rivière, 
Elle s’efforce à rester dans la lumière. 

Elle tangue mollement contre  cette berge,
Comme une pitié que l’on héberge, 
Pour encore ses planches réchauffer,
Au soleil qui daigne, quelquefois, l’apostropher. 

Trop fatiguées des coups d’épée dans l’eau, 
Ses rames ont disparu du tableau ;
Elles ont épuisé plus vite leurs ardeurs, 
A offenser la fierté des courants frondeurs. 

Sa robe s’est noircie par le temps ;
Sa peinture, si vive des mille printemps, 
S’est écaillée sur les flots et les oublis.
C’est un être désespéré et affaibli ! 

Pourtant, sa fluidité flottait avec élégance, 
Avec, peut-être,  une légère  arrogance,
Qu’elle essayait de dissimuler sur ces eaux, 
Pour ne pas heurter la rêverie des roseaux. 

Elle a même oublié les mots de sa cour,
Les bâbords et tribords qui l’entourent, 
Mais avait-elle sur elle une godille ?
Et son salut se trouve-t-il dans cette cheville ? 

Elle regarde sans cesse vers ces rivages, 
Ceux qui n’ont même plus, pour elle, de visages.
Pourtant, des amours ont colorié ses ballades, 
Et des enfants ont égayé ses promenades. 

Sa seule survie est cette chaîne qui la retient,
Ce bout de ficelle qui, sa fragilité, soutient. 
Mais quand la foudre se fera mortelle,
Qui viendra la libérer  de cette tutelle ? 

Fin 

Poème écrit par Cicise 

Le 29.05.2010 

Poème sur la vieillesse



La passerelle de la vie,

passerelle de la vie

LA PASSERELLE DE LA VIE,

Les lierres l’entourent de leur tendresse
Pour que sa robe soit moins austère ;
Et, quelques églantines ornent de leur délicatesse,
Cette demoiselle qui danse dans les airs.

Alors sous la douceur des alizés,
Qui caressent délicatement sa jeunesse,
Elle se balance sur le printemps et ces risées,
En s’amusant sur les souffles de cette allégresse.

La fraîcheur de la rosée du matin
Révèle ses majestueuses couleurs,
Qui se déclineront, encore demain,
Sous les étoiles du soleil, ce baume de douceur.

Les églantiers courent malicieusement
Sans blesser les mains des passants.
Mais, ces délicieux bijoux d’ornement
Peuvent, parfois, égratigner les inconscients.

La brise se fait plus capricieuse,
Par ses élans plus ou moins balancés.
Agréable mais taquine gracieuse,
Elle ondule sous le bois des avancées.

Les giboulées égrènent d’humides traces,
Et décolorent en gris le bois de la vie ;
Elles gomment les nervures de leur grâce,
Et, peu à peu, les recouvrent d’oubli.

Des lianes agrippent sournoisement leurs griffes
Sur les fragiles cordes de cette balançoire,
Et leurs liens se nouent, et se rebiffent,
Pour y imprimer ses empreintes de couloir noire.

Quand arrive le blizzard, qui transperce sa vieillesse,
Très affaiblie par l’usure de son manteau,
Elle se réchauffe péniblement, sous quelques tendresses
Que le soleil daigne lui offrir, pour alléger son fardeau.

Les pluies, de plus en plus impétueuses,
Sèment leurs moisissures sur la fragilité de son bois ;
Cependant, si quelques accalmies la rendent encore heureuse,
Sa fierté se ressource sous les cris de petites voix.

Elle tangue, de la naissance à la mort,
Sur les fossés, les pentes, des plaines et les précipices,
Essayant de soutenir les souffles du sort,
Elle tangue, entre bonheur et sacrifices,
Cette passerelle de la vie !

Fin

Poème écrit le 22.11.2010



L’envol du stress,

 

 

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L’envol du stress,

Le stress de la vie nous emprisonne,
Il ferme à clé le tabernacle de nos émotions.
Et, de ne pouvoir le libérer, celles-ci s’en étonnent,
Et se glacent dans cette geôle, sensibles à cette aversion.

Elles réclament la liberté de nous étonner, de s’envoler,
Clamant leurs différences et leurs influences sur nos vies ;
Elles cognent à cette porte et se meurent de ne la violer,
Pour s’éteindre à son seuil, quand l’ouvrir serait survie.

Pourtant, il serait si facile de chasser ce geôlier,
De lui offrir la magie de s’émouvoir sur nos talents innés, *
Afin qu’il ne puisse, avec ses poings si solidement liés,
Retenir nos émotions qui pourraient, envers lui, se libérer.

Chacun peut trouver en lui des pouvoirs incroyables
En flânant dans la nature, ou prisant d’autres exutoires,
Même si leurs variantes approchent des barrières infranchissables,
Quelle importance ! Rien que les caresser serait riche d’espoir.

Nos joies se sculpteraient en des formes aériennes,
Éclairant nos couleurs, harmonisant nos gestuelles,
Ou écoutant la brise nous murmurer quelques anodines fredaines,
Comme ce papillon qui libère, patiemment, ses ailes si frêles.

Les sortilèges seraient aussi artistes de nos peines…
Ils pourraient s’estomper dans la rage de vaincre cet ennemi,
Dans le gris d’un horizon, ou le dramatique d’une scène,
Et même sous la douce aubade de cet insoupçonnable ami.

L’avenir ajouterait à nos incertitudes un horizon serein,
En enfermant tous ses doutes dans ces arts, ces défoulements,
Que de regards seraient apaisés dans la douceur d’un satin,
D’un dépassement de ses espoirs, ou d’un tableau et ses chatoiements.

Laissons s’envoler cet astreignant personnage qui tue nos idéaux,
Protégeons-nous de ses insidieuses forces qui nous oppressent,
En regardant ailleurs, en refusant que son carcan ne devienne bourreau,
En dévoilant nos lumières intérieures, en de libertines déesses !

Fin

Poème de Cicise

Ecrit le 23 septembre 2011



Quelque part ailleurs, une passerelle…

allée parc St Crépin (Soissons)

Quelque part ailleurs, une passerelle…

Entre les odeurs de noix de coco et vanille,
Les arbres nous enlacent déjà d’invisibles vrilles.
Les premières planches d’une passerelle,
Semblent y attirer nos verbales saltarelles.

Cette sensation de paix, de sérénité,
Rivalise harmonieusement avec pérennité,
Comme si ces lames de bois nous exhortaient
A y déposer les couleurs de nos souhaits.

La douce lumière qui se fait ombrelle,
Apaise les effets d’éventuelles nielles,
Comme si elle bannissait toute moisissure,
Pour ne pas attiser nos blessures.

Cette passerelle, si ouverte sur de belles lueurs,
Nous dévoile peu à peu l’orée de sa demeure,
Qui a comme clé cette douce quiétude,
Pour que nul ne devienne l’ami d’une mesquine solitude.

Tamisée des ombres de multiples feuillages,
Elle ne tyrannise aucunement nos peureux habillages,,
Ne cherche pas à nous transformer en de piètres arlequins,
Car la clairière, où elle nous mène, est dénuée d’épineux faquins.

Si le soleil n’arrive pas à percer quelques insidieux nuages,
Comme cela arrive quand le froid glace le paysage,
Elle reste là, immuable hôtesse, laissant le temps au temps,
De dénouer quelques lianes sur ces contretemps.

Cette passerelle n’est qu’une image,
Qui peut modifier la palette de son paysage,
Mais quel qu’en soit le dessin du mage,
Il est bon d’y parsemer nos coloriages !

Fin

Ecrit le 29.05.2012



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