Prendre le temps,

 

 

hamac

Prendre le temps,

Se lover dans le mystère d’un baldaquin,
Pour s’évanouir derrière ses drapés,
En piégeant ainsi les couleurs des arlequins,
Pour qu’elles ne viennent, notre sommeil, happer.

Déposer nos fatigues en toute simplicité,
Sur une ouate alvéolée de complaisance,
En étirant la morphologie de nos authenticités,
Pour y modeler notre reconnaissance.

Paresser sur les douceurs d’une soie,
Comme pour préserver une petite trêve,
Afin d’y faufiler les broderies de quelque joie,
Ou de protéger les fils enlacés d’un rêve.

Couvrir d’un patchwork douillet nos nuits,
Pour protéger la sensibilité de nos peaux
Et répudier la rugosité des ennuis,
Qui pourraient aiguiser le néfaste des oripeaux.

Se prélasser sur la nonchalance d’un hamac,
Qui nous bercera sur le souffle d’un alizé,
Loin des rafales de quelques micmacs,
les notes d’une berceuse apprivoisée.

Se laisser convoiter par le sable d’une plage,
Qui épousera nos silhouettes docilement,
En daignant accepter nos corps en naufrage,
Sur le raphia de nos nattes comme ornement.

Dénouer les nœuds d’une vie stressante,
Sur la simplicité d’un matelas de paille,
Pour exhorter cette nature compatissante,
A braver ce modernisme qui nous assaille.

Savoir prendre le temps,
Du farniente, du repos,
Donner le temps au temps,
D’un simple renouveau…

Fin

Poème sur une idée de Domi

Le 15.06.2012



Sincères condoléances,

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Sincères condoléances…

Quand la mort d’un enfant nous foudroie,
Quand une branche de notre vie se casse,
On ne trouve pas toujours les mots adéquats,
Pour combattre ce sort qui nous fracasse.

On peine à dominer notre douleur,
Le « pourquoi » devient un mot inexplicable,
Qui recouvre notre peine de son malheur.
On ne comprend pas ce destin qui nous accable.

Nous espérons que vous trouverez le courage,
De continuer sur ce chemin, si tôt, par la mort, obstrué.
Même si le ciel a terni votre route de ses nuages,
Croyez en l’expression de nos sentiments attristés.

Poème écrit pour JL et N

Décembre 2014



Mon ami, le chocolat,

 

chocolat

Mon ami, mon chocolat…

Je pourrais dire aussi mon amant, sans blesser personne,
Car même mon mari, n’en serait pas jaloux. !
Il est neutre, sans beauté apparente, sans même une idée polissonne,
Ce gentleman noir qui calme tous mes courroux.

Je n’ai en mémoire que ses qualités, je fais fi de ses défauts.
J’aime en lui son côté obscur, sans la blancheur du lait
Sans décors, sans fantaisie, juste lui, ce cacao,
Cette saveur qui a ensorcelé mon âme à jamais.

Je sombre dans un plaisir interdit, rien ne me retient,
Pas même la culpabilité de découvrir toutes ses facettes,
Sa texture, son arôme, tout ce que, dans sa personnalité, il détient,
Ce seul compagnon si complice qui jamais ne déserte.

Il devient le doux protecteur de mes moments d’inquiétude,
Qui se fracassent inconsciemment sur l’euphorie de son énergie.
Je deviens guerrière de mes inhibitions, délaissant mes habitudes
En retrouvant une certaine quiétude, comme par magie.

Ma fatigue s’envole et ne voile plus les songes de mon âme,
Il devient même un thérapeute invisible, un luxe insoupçonnable !
J’aime le savourer avec volupté, comme cette pécheresse infâme,
Qui se glisse dans la douceur d’un luxe si secret et inaliénable.

Il est si doux, si onctueux, si réconfortant, et il m’apporte l’oubli.
Je vous rassure, je ne pars à la quête d’un amour perdu,
Mais je découvre en lui l’amertume et la douceur, un tempérament anobli
Qui me domine, et qui rend mon esprit, de passion pour lui, éperdu !

Fin
Poème écrit le 15.03.2015



Tricoter,

Ce texte n’est pas de moi, c’est celui qui a été lu avant l’inhumation de ma Mère, et je l’ai trouvé de circonstance.
Elle tricotait…

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TRICOTER

Dieu nous donne la laine et les aiguilles.
Il nous dit: « Tricote de ton mieux, une maille à la fois ».
Une maille est une journée sur l’aiguille du temps.
Dans un mois, 30 ou 31 mailles.
Dans dix ans 3650 mailles.
Quelques unes sont à l’endroit; d’autres sont à l’envers.
Il y aussi des mailles échappées; mais, on peut les reprendre.
Que de mailles manquées!

La laine que Dieu m’a donnée, pour tricoter ma vie,
Est de toutes les couleurs.
Rose comme mes joies;
Noire comme mes peines;
Grise comme mes doutes;
Verte comme mes espérances;
Rouge comme mes affections;
Bleue comme mes désirs;
Blanche comme don total à celui que j’aime.

Seigneur, donne-moi le courage
De terminer mon tricot
Afin que Tu le trouves digne
De l’exposition éternelle des travaux des hommes.

(Texte lu).

j’ai trouvé le texte original de Doris Lussier, intitulé

 » LE TRICOT »

La vie , c’est comme un tricot .
Dieu te donne la laine et les aiguilles et il te dit :
 » Tricote de ton mieux , une maille à la fois !
« Une maille , c’est une journée sur l’aiguille du temps .
Tu montes 30 ou 31 mailles .
Après douze rangs de tricots , tu as 363 mailles
quelques unes sont tricotées à l’endroit , d’autres à l’envers
il y a aussi des mailles échappées mais tu peux les reprendre .
Tu as peut-être déjà plus de 1500 mailles et 500 rangs de tricotés !
Mais Dieu seul sait , quelle sera la longueur de ta vie !

La laine que le Seigneur te donne pour tricoter ta vie ,
est de toutes les couleurs :
Rose comme tes joies …
Noire comme tes peines …
Grise comme tes doutes …
Verte comme tes espérances …
Rouge comme tes amours et tes amitiés …
Bleue comme tes désirs …
Blanche comme ton don total …

Père , donne-moi le courage de terminer mon tricot
afin qu’un jour ,devant mes frères et soeurs ,
je te l’offre avec toute ma joie !!!!!!

Texte de Doris Lussier

(Je n’ai pas écrit de texte d’éloges que l’on lit d’habitude lors de la bénédiction,

à l’église, car elle n’aimait pas ce genre d’éloges, j’ai donc respecté ses dernières volontés).



J’ai rêvé de …

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J’ai rêvé de….

Un escalier de vieilles pierres joignait les deux mondes.
Ses marches étaient bordées d’un genre d’osmondes,
Mais ne subissant pas la déclinaison des saisons,
Aucune main n’avait à en ramasser les effeuillaisons.

Un arc en ciel l’éclairait de sa seule lumière,
Unique repère dans ce dédale de vieilles coutumières,
Dont la dureté n’était que la longévité de leur existence,
Et sur lesquelles nos pas n’expiaient aucune pénitence.

Une musique se fit soudain entendre, si mélodieuse,
Aux reflets si légers, douce et si radieuse,
Que je l’imaginais courir entre les feuilles des arbres
Et les pétales des fleurs, représentés sur ce céleste marbre.

Il trônait à l’entrée de ce jardin, comme le reflet de nos vies,
Enlevant nos peines et nos souffrances en un geste obvie.
Je suis devenue orpheline en une seconde, sans peur,
Comme si cette mélodie me déshabillait de ma stupeur.

J’ai entendu des rires d’enfants, aux visages invisibles,
Car je n’avais pas encore franchi ce seuil irréversible.
J’ai deviné leurs rondes, leurs jeux, leurs libertés d’exister,
Loin des affres de la misère qui les ont si attristés.

J’ai surpris des sourires, les regards complaisants,
Heureux de me voir arpenter leurs sentiers si apaisants.
C’était juste des silhouettes aux traits si incertains,
Mais qui narraient quelques uns de mes souvenirs clandestins.

J’ai cru deviner, par les ondes magiques de cet état de grâce,
Qu’elles étaient très proches de moi et sans que le doute ne s’efface,
Je pouvais, sur elles, y déposer des prénoms, des images,
Tellement elles étaient incrustées dans l’inconscient de ce voyage.

J’ai deviné un feu d’amour, que des armes mortes entretenaient,
Piégées dans ces flammes, perdant leurs perfidies, et qui agonisaient,
Délaissées par ces gestes de vengeance et de punition.
La fumée de leurs châtiments s élevait en une humble contrition.

La fournaise de ces meurtrières me réchauffait le cœur,
Je pensais que le monde allait devenir meilleur.
Soudain, je me suis aperçue que ce n’était pas mon heure,
En me réveillant ce matin, premier mai, jour du bonheur !

Fin
Poème écrit le 1er mai 2015

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