Le perce-neige,

perce-neige

Le perce neige,

Ce lundi avait revêtu son habit d’hiver,
Comme pour dévoiler la misère
De celui qui emprisonne la vie,
Ce geôlier, que l’on surnomme « ennui ».

Les corbeaux dessinaient au fusain,
Les pensées de leurs esprits malins,
Comme pour peindre de sacrilège
Les reflets lumineux de la neige.

Tout restait figé dans ce triste décor,
Les arbres étaient muets comme la mort,
Le brouillard avait enlacé la nature
Pour subtiliser ses rêves d’aventure.

Fragile, insoumis et dominant sa peur,
Comme intimidé devant les faibles lueurs
Que le soleil avait disséminé avec parcimonie,
Le perce-neige a osé s’éveiller, par défi !

Il a effacé la tristesse par sa ferveur,
Ravivé la nature de sa torpeur,
Cet ange du printemps, inopinément,
A su balayer, en un éclair, les affres du temps.

Fin

Poème écrit ce Lundi de Pâques

Le 24 mars 2008



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