Toujours courir,

rivière à sec

Toujours courir…

Ensevelie dans ce chemin,
La rivière perd peu à peu ses liens,
Et erre sur le lit de ses maux
Portée par le faible courant de ses eaux.

Que reste-t-il de cette passagère,
De cette eau qui scintillait si fière ?
Quelle soif a desséché ce lit,
Sur le périple de sa vie ?

Les souvenirs se sont enlisés,
Piégés dans les plis crevassés,
De cette dame altière qui ondulait,
Comme pour y noyer ses plaies.

Ses lèvres ne se désaltèrent même plus
De ses quelques larmes vides et nues,
Car sa peau est trop sèche et gercée
Des fentes arides qui l’ont transpercée.

Elle n’a pas su retenir le courant,
Qui rêvait de liberté en flânant,
Et qui a perdu le goût des balades,
A force de subir ses estafilades.

Elle s’éloigne, seule et incomprise,
Abandonnant ses emprises,
Sur ce flux qui voudrait, peut-être, encore courir,
Pour que le mot amour ne puisse mourir !

Fin

Poème écrit le 9 août 2008-08-09



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