Un homme pleure,

un homme pleure

Un homme pleure,

Une perle d’une scintillante pudeur,
Tremblante des frissons de ses émois,
S’abandonne, frêle, fragile, sans noirceur,
Sur une joue, malgré la fierté d’une loi.

Elle brille des reflets sincères du cœur,
De cet homme, qui ose, un tabou balayer,
En libérant de ses émotions des couleurs,
Pour dans une larme les faire briller.

Cette soie qui ose tendrement caresser,
De sa douceur, le masculin d’un visage,
Comme un baume sur une peau blessée,
Reflète le miroir de la pureté d’une image.

Translucide mais tellement chargée,
De toute la douleur de cette âme fière,
Elle coule, lentement, sincère naufragée,
Discrète, mais émouvante passagère.

Fin

Poème écrit le 10.09.2007



Boîte à monnaie,

boîte monnaie

Boîte à monnaie,

Dans une boîte à monnaie,
Les rangées sont identiques,
Que d’avenir on y mettrait,
Si on les rendait élastiques !

De petites pièces, toutes jeunettes,
Doivent faire briller leurs couleurs,
Les grosses leur raflant la vedette,
Car, déjà, leurs dorures sont valeurs.

Ayant rempli leurs places,
Les petites nouvelles sont trop serrées,
Il n’y a plus assez d’espace,
Les rangées sont vite débordées.

Alors, on enlève ces jeunes pièces,
Car, dans cette boîte, elles encombrent,
Leur rentabilité est complexe,
On les oublie dans la pénombre.

Si leurs sillons alloués étaient élastiques,
Ces jeunettes pourraient s’y presser,
Et a-t-on pensé à l’idée fantastique
De ne faire qu’une boîte, pour ces délaissées ?

Certaines nouvelles pièces talentueuses
Arriveraient à transformer leur métal,
En de belles couleurs lumineuses,
A force de remplir toute sorte d’étale !

Fin

Poème écrit le 24 septembre 2007

Poème sur « le rang » des artistes…



Même dans le brouillard,

brouuillard

Même dans le brouillard,

Sombres sont nos pensées,
Quand ne les illumine plus l’azur du ciel ;
Et frissonnantes dans cette froide rosée
Elles se morfondent dans le circonstanciel…

Embuées dans l’incertitude,
Elles s’effilochent et se meurent ;
Blasées et fatiguées de cette solitude,
Elles deviennent même rancœurs.

Mais les étoiles brillent toujours,
Dans ce ciel si noir à nos espérances ;
Elles ne peuvent percer l’ombre du jour,
Mais nous réservent l’éclat de leurs brillances.

Ce gris du désespoir ne peut s’assombrir,
Car la lumière, pour briser ce châtiment,
Ne laissera jamais ce brouillard s’épaissir,
Trop certaine des reflets d’un diamant.

Son influence brisera la confusion,
L’incertitude, et ce revers incompréhensible,
Pour percer la tristesse de nos sensations,
Et leur rendre leurs luminosités irréversibles.

Fin

Poème écrit le 4.10.2007

 



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