Parfum envolé,

envol de parfum

Parfum envolé,

Je ne retrouve plus le parfum de ma rose…
Elle a effeuillé la beauté de son insouciance
La vie a greffé sur sa tige trop de magnificence
En sublimant sa corolle de grandiose.

Elle était pure, sensible, frêle et distinguée,
Son élégance scintillait de naturel,
Elle a glissé dans ses épines un peu de fiel,
Et a appauvrit la sève de son humilité.

Maintenant, elle étale fièrement ses pétales
Comme de brillantes étoiles d’argent,
Elle en a oublié la simplicité des jours d’avant,
Trop absorbée par les reflets de sa robe de bal.

Où s’est envolée la reconnaissance de son cœur ?
Enfouie dans la richesse d’un bouquet ?
Cette gerbe enserrée ici par une ficelle effilochée,
Elle le transforme en un ruban de soie, ailleurs…

Et pourtant l’amour qui brille d’une couleur miel,
Est pour elle, partout, du même éclat et de la même lumière.
Je suis attristée par les nouvelles essences de son univers,
Si, elle aussi, préfère les rayons les plus riches du soleil !

Fin

Poème écrit le 24 février 2007



La vie s’effeuille,

pink daisy without petals after a he loves me... he loves me not

S’effeuille la vie,

S’effeuille la vie
Les feuilles tombent une à une
Perdre la mémoire, les envies,
Regarder vers la lune.

Le ciel s’obscurcit,
Les nuages défilent vêtus de gris,
On les subit, plus envie
D’y chercher une éclaircie.

Le vent ne souffle plus,
Les émotions restent muettes,
Elles ne dansent même plus,
Statique girouette !

S’effilochent les jours,
Mêmes gestes, mêmes matins,
Mêmes manies jour après jour,
Promenades dans ce jardin.

Elle a oublié de cueillir,
Les premières fleurs du printemps,
Elle attend, encore, de vieillir,
Doucement, encore…plus doucement.

Fin

Poème écrit le 25 mars 2007



Masque de l’hypocrisie,

masque hypocrisie

Masque de l’hypocrisie,

Regard dans le vague,
Amour, peur, indifférence ?
Danse d’incertitudes, par quelle dague
Briseras-tu notre confiance ?

Incrédule fleur carnivore,
Tes pétales frivoles attisent notre curiosité,
Notre méfiance n’échappe pas à la mort,
Tu as su l’hypnotiser.

Messages des mots, jamais incolores,
De la brillance du soleil au noir,
Ta palette, riche de son plaqué or,
Dissimule ses noirceurs sous ce miroir.

Comment perçois-tu notre cœur ?
De nos plaies coule le vermillon
Même si nous le cachons par pudeur,
Il nous réveille encore de ses frissons.

Fin.

Poème écrit le 16 avril 2007



Une gifle,

gifle

Une gifle,

Des mots aux gouttelettes de sang,
Ont griffé l’insouciance d’une joue,
Et les larmes ont mis peu de temps,
À noyer le pourpre de ces faux bijoux

Leurs griffures profondes et douloureuses,
Ont gravé leurs sillons de méchanceté,
Car ils ont brûlé de leur acidité coléreuse
L’innocence de ce visage désespéré.

Envolées, les couleurs pastel de leur enfance,
Déchiquetées, les images du temps d’avant,
Tout s’est abîmé dans cette défiance,
Tout s’est éparpillé dans la folie du vent.

Sur cette peau égratignée restera la cicatrice,
Cette gifle de mots deviendra rancœur,
Indigne trace d’une colère, d’un maléfice,
Rouge du sang de la trahison d’un cœur.

Fin

Ecrit le 23 avril 2007



S’éloigne ton image,

S'éloigne ton image

S’éloigne ton image,

Doucement, s’éloigne ton image…
Sur le souffle du vent, vers un autre rivage,
Elle s’est envolée comme un bout de papier,
Sur les airs d’un hier que tu n’as pas reniés.

Ses premiers tons pastel se sont ternis,
Sous la fièvre du soleil qui les a jaunis.
Et derrière leur pâleur, l’ombre se dissimule,
Insidieuse ennemie dans l’attente du crépuscule.

Vêtue de son manteau lugubre, la nuit la ronge,
La dévore de ses obscurs et tristes mensonges.
Dans l’incompréhension, elle laisse froisser sa vie,
Mais continue de refléter les couleurs d’une survie.

Elle s’abandonne au hasard des courants,
Et essaie encore de suivre quelques jusants.
Son dessin se délave dans ce tourbillon,
Mais sa rancœur libère cet éclatant vermillon.

Alors, quand reviendra ton image
Sur les incontournables reflets du paysage ?
J’aimerais que des vents en errance,
En dévoilent enfin, de ses couleurs, la brillance.

Fin

Poème écrit le 15 juin 2007



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