S’éloigne ton image,

S'éloigne ton image

S’éloigne ton image,

Doucement, s’éloigne ton image…
Sur le souffle du vent, vers un autre rivage,
Elle s’est envolée comme un bout de papier,
Sur les airs d’un hier que tu n’as pas reniés.

Ses premiers tons pastel se sont ternis,
Sous la fièvre du soleil qui les a jaunis.
Et derrière leur pâleur, l’ombre se dissimule,
Insidieuse ennemie dans l’attente du crépuscule.

Vêtue de son manteau lugubre, la nuit la ronge,
La dévore de ses obscurs et tristes mensonges.
Dans l’incompréhension, elle laisse froisser sa vie,
Mais continue de refléter les couleurs d’une survie.

Elle s’abandonne au hasard des courants,
Et essaie encore de suivre quelques jusants.
Son dessin se délave dans ce tourbillon,
Mais sa rancœur libère cet éclatant vermillon.

Alors, quand reviendra ton image
Sur les incontournables reflets du paysage ?
J’aimerais que des vents en errance,
En dévoilent enfin, de ses couleurs, la brillance.

Fin

Poème écrit le 15 juin 2007



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