Son dernier piano-bar,

dernier piano bar

Son dernier piano-bar,

Seul, au fond de la salle,
Un jeune pianiste joue,
Une valse, seul vestige d’un bal,
Dans cette ambiance floue.

Il partira peut-être triste ce soir,
Sa dernière signature sera liberté ;
Elle le délivrera enfin du noir
Des bars capitonnés de leur obscurité.

L’Artiste est heureux, ce soir,
Il a quand même ému des passants,
Qui sont venus l’écouter sans le voir,
Et qui repartiront insouciants.

Son regard est désormais ailleurs,
Il s’envole hors de ces murs,
Dessinant ses rêves voleurs,
De quelques notes joueuses et pures.

Sa musique aura même l’élégance
De changer de résonance,
Les critiques, les manigances,
Ne fleurteront qu’avec le silence.

Il a connu le flou les eaux troubles
Mais a enfin trouvé la passerelle,
Ornée de triolets et de croches doubles,
Qui feront de sa fée une hirondelle.

Seul, au fond de la salle,
Le jeune pianiste joue son final,
Sa dernière valse, son dernier bal,
Dans cette salle si banale…

Fin

Ecrit le 5 novembre 2006



Le chocolat,

chocolat

Le chocolat,

Délicatesse de fines pralines,
Source de plaisir, de volupté,
Récompense de nos joies enfantines,
Symbole de rêve, d’amitié !

Cachette de noisettes, de cerises,
Un voyage au décor idyllique,
Luxure d’ineffables délices,
Le ciel sur la terre, fantastique !

Surprises d’une amie,
Dans de petits étuis carrés
De brillance enveloppés,
Merci… Amie !

Fin

Ecrit le 5 octobre 2006.



Un autre, ou lui-même ?

UN AUTRE OU lui-mêm

Un autre, ou lui-même ?

La magie des couleurs de ses ressentiments,
Comme le peintre, l’Artiste l’idéalise,
La dessine, la modèle, inlassablement,
Pour que ses reflets ne s’enlisent.

Il diffuse un peu l’éclat du vermillon,
Pour diluer ses peines, une à une,
Et vole la peur des pauvres cendrillons*
Pour le deuil d’un idéal, d’ une infortune.

Du bleu, il n’en garde que la pureté,
La vie, l’amour, l’innocence du printemps !
De l’or du soleil, en touches pailletées,
Il en illumine son tableau, délicatement.

Mais il ne retrouve plus le miroir de son âme
Cette vision le perturbe, trop façonnée ?
Aucun souvenir ne perce ces fils de trame
Enlacés dans ceux de sa destinée.

Alors, il projette, délibérément, d’autres images,
Pour que se reflètent leurs infimes nuances,
Il ne veut plus croire aux illusions d’un mage,
Il impose sa signature, son intime révérence.

Il voudrait redessiner ses émotions d’hier,
D’être, des couleurs de son cœur, le seul mécène,
Faire renaître, sortir de la subtile poussière,
Ce tableau multicolore, qu’il nous livrera sur scène.

Fin

Ecrit le 6 novembre 2006

*pauvres cendrillons = pauvres vies



Un bleu, des bleus,

Merci Britanya

« Le bleu n’a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs, elles, en ont. Ce sont des espaces pré-psychologiques (…). Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes (…) tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a après tout de plus abstrait dans la nature tangible et visible » « Mes tableaux ne sont que les cendres de mon art. » M. Yves Klein

Réactivant un projet conçu par Yves Klein, mais qui n’eut jamais l’occasion d’être réalisé, l’illumination « Bleu Klein » rend hommage au travail de cet artiste visionnaire qui tenta en 1958 de procéder à une illumination de la place de la Concorde.

bleu klein

Un bleu, des bleus,

Pureté céleste,
Voilages de la nuit,
Souffle d’une déesse,
Amour qui s’épanouit.
Un bleu, des bleus…

Charme des bleuets,
De Prusse ou de Berlin,
Redingote d’un geai,
Unique chez monsieur Klein.
Un bleu, des bleus…

L’oiseau au cœur de Prévert,
Perruches d’outremer,
Gentianes printanières,
Campanules légendaires
Un bleu, des bleus…

Saphir, sagesse,
Aigue marine, sincérité,
Azurite, tristesse
Célestine, fidélitmrin,
Un bleu, des bleus…
Des bleus, bleus…

Fin
Clin l’œil à Brit

Ecrit le 7 octobre 2006.



Perles d’un parfum,

perles d'un parfum

Perles d’un parfum,

Ces innocentes perles de rosée,
Nous murmurent des mots d’amour,
Taquinent l’aube de nos jours,
Ou dansent sur nos nuits irisées.

Envoûtantes, sensibles et discrètes,
Elles flirtent avec nos plaisirs,
Séduisent, attisent nos désirs,
Et leurs vies enlacent nos silhouettes.

Juste dévêtues de leur pudeur,
Elles nous offrent leur sensualité,
Ayant pour seule parure leur liberté,
Elles charment nos cœurs de douceur.

Dévoilant leurs secrètes dentelles,
Elles glissent, nonchalantes,
Malicieuses et insouciantes,
En une pluie de larmes sensuelles.

Elles frémissent sur notre peau, enfin,
Pour que l’on ressente leurs frissons,
Et que des lèvres viennent, avec passion,
S’enivrer de la saveur de leur parfum.

Fin

Ecrit le 7 octobre 2006.



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