Sur des chemins crayeux,

Au fond, c’est Vailly…

 

83327007_10217777309528669_6113477106613982440_n

Sur des chemins crayeux …

Laisser nos empreintes sur la blancheur de ces chemins,
Qui gardent encore, incrustées dans la craie, les traces anciennes
Des pas de colporteurs, de voyageurs et peut-être de Romains,
Révéla en nous cette envie de découvrir d’autres paysages aussi pérennes.

Sacs au dos, chaussures appropriées, chapeaux de randonnée,
Nous préparons chaque promenade comme une expédition.
Cependant, nous avons plus souvent suivi notre intuition innée,
Pour savourer l’extrême liberté de laisser voguer notre imagination.

J’apprécie la connaissance de ma coéquipière sur les cultures,
Ces champs que nous laissons sagement au bord de nos chemins.
Chaque arbre, chaque fleur, chaque insecte de cette nature,
Attire notre regard, aiguise notre curiosité, et plus rien ne parait anodin.

On se fixe souvent un objectif lointain, un bois, une tour, une colline…
Très motivées, nous y allons sans aucune appréhension sur la durée !
Tout semble si près, à vol d’oiseau, et avec discipline,
Nos pas s’enchaînent, un à un, imperturbables et déterminés.

Les odeurs nous enveloppent dans de doux et d’invisibles voiles,
Comme si elles voulaient nous protéger de l’arrogance du soleil.
Avant d’aborder un nouveau sentier et d’en découvrir la toile,
On dépose nos sacs pour se désaltérer, ébahies par l’envol d’une corneille.

D’autres oiseaux s’enfuient également au bruit de nos pas !
Comment rester insensible au plumage et au vol des perdrix grises,
Camouflées dans les hautes tiges de blé, d’orge, craignant leurs trépas !
Elles s’élèvent très vite vers le ciel comme pour se moquer de notre surprise !

De nombreuses fleurs des champs se balancent nonchalamment,
Laissant au vent le soin de les distraire en caressant leurs corolles.
Les bleuets, si discrets en tentant de narguer le ciel inconsciemment
Atténuent l’arrogance des coquelicots et la passion de leurs auréoles.

Notre curiosité nous amène à cueillir des espèces inconnues,
Des cytises, fleurs de pavot, et autres herbes discrètes,
Dans le but d’en rechercher les origines encore méconnues
Et d’argumenter nos découvertes afin de les transmettre.

Nous aiguisons nos palais par certaines surprises culinaires
Mais sans oublier d’en mémoriser les cachettes par certains repères :
Des mûres s’accrochant à leurs ronces, des cerises ordinaires,
D’autres plus aigres, des pommes diverses et des noix encore amères.

Alors, naturellement, nous ne sommes pas de muettes figurines
Qui se déplacent silencieusement sur ces chemins de campagne.
Nous savons nous amuser et notre humeur, loin d’être chagrine,
Se manifeste pas des rires fusionnels sur ces chemins de Champagne.

Souvent, dès notre retour, nos amis nous dévisagent…
Mais d’où viennent-elles pour avoir tant de gaieté ?
Avec malice, nous ouvrons nos sacs, libérons nos otages,
Qui étonnent et attisent leurs paroles autour d’une boisson bien méritée !

FIN

Poème dédié à Laurence G,

Écrit le 30 octobre 2020



ABRACADA ... |
Bienvenue sur le site de Te... |
Art,Sculptures |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | deuxc.com
| Eric Boldron,articles...
| LE MEILLEUR FEUILLETON DE L...