Sincères condoléances,

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Sincères condoléances…

Quand la mort d’un enfant nous foudroie,
Quand une branche de notre vie se casse,
On ne trouve pas toujours les mots adéquats,
Pour combattre ce sort qui nous fracasse.

On peine à dominer notre douleur,
Le « pourquoi » devient un mot inexplicable,
Qui recouvre notre peine de son malheur.
On ne comprend pas ce destin qui nous accable.

Nous espérons que vous trouverez le courage,
De continuer sur ce chemin, si tôt, par la mort, obstrué.
Même si le ciel a terni votre route de ses nuages,
Croyez en l’expression de nos sentiments attristés.

Poème écrit pour JL et N

Décembre 2014



Tricoter,

Ce texte n’est pas de moi, c’est celui qui a été lu avant l’inhumation de ma Mère, et je l’ai trouvé de circonstance.
Elle tricotait…

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TRICOTER

Dieu nous donne la laine et les aiguilles.
Il nous dit: « Tricote de ton mieux, une maille à la fois ».
Une maille est une journée sur l’aiguille du temps.
Dans un mois, 30 ou 31 mailles.
Dans dix ans 3650 mailles.
Quelques unes sont à l’endroit; d’autres sont à l’envers.
Il y aussi des mailles échappées; mais, on peut les reprendre.
Que de mailles manquées!

La laine que Dieu m’a donnée, pour tricoter ma vie,
Est de toutes les couleurs.
Rose comme mes joies;
Noire comme mes peines;
Grise comme mes doutes;
Verte comme mes espérances;
Rouge comme mes affections;
Bleue comme mes désirs;
Blanche comme don total à celui que j’aime.

Seigneur, donne-moi le courage
De terminer mon tricot
Afin que Tu le trouves digne
De l’exposition éternelle des travaux des hommes.

(Texte lu).

j’ai trouvé le texte original de Doris Lussier, intitulé

 » LE TRICOT »

La vie , c’est comme un tricot .
Dieu te donne la laine et les aiguilles et il te dit :
 » Tricote de ton mieux , une maille à la fois !
« Une maille , c’est une journée sur l’aiguille du temps .
Tu montes 30 ou 31 mailles .
Après douze rangs de tricots , tu as 363 mailles
quelques unes sont tricotées à l’endroit , d’autres à l’envers
il y a aussi des mailles échappées mais tu peux les reprendre .
Tu as peut-être déjà plus de 1500 mailles et 500 rangs de tricotés !
Mais Dieu seul sait , quelle sera la longueur de ta vie !

La laine que le Seigneur te donne pour tricoter ta vie ,
est de toutes les couleurs :
Rose comme tes joies …
Noire comme tes peines …
Grise comme tes doutes …
Verte comme tes espérances …
Rouge comme tes amours et tes amitiés …
Bleue comme tes désirs …
Blanche comme ton don total …

Père , donne-moi le courage de terminer mon tricot
afin qu’un jour ,devant mes frères et soeurs ,
je te l’offre avec toute ma joie !!!!!!

Texte de Doris Lussier

(Je n’ai pas écrit de texte d’éloges que l’on lit d’habitude lors de la bénédiction,

à l’église, car elle n’aimait pas ce genre d’éloges, j’ai donc respecté ses dernières volontés).



J’ai rêvé de …

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J’ai rêvé de….

Un escalier de vieilles pierres joignait les deux mondes.
Ses marches étaient bordées d’un genre d’osmondes,
Mais ne subissant pas la déclinaison des saisons,
Aucune main n’avait à en ramasser les effeuillaisons.

Un arc en ciel l’éclairait de sa seule lumière,
Unique repère dans ce dédale de vieilles coutumières,
Dont la dureté n’était que la longévité de leur existence,
Et sur lesquelles nos pas n’expiaient aucune pénitence.

Une musique se fit soudain entendre, si mélodieuse,
Aux reflets si légers, douce et si radieuse,
Que je l’imaginais courir entre les feuilles des arbres
Et les pétales des fleurs, représentés sur ce céleste marbre.

Il trônait à l’entrée de ce jardin, comme le reflet de nos vies,
Enlevant nos peines et nos souffrances en un geste obvie.
Je suis devenue orpheline en une seconde, sans peur,
Comme si cette mélodie me déshabillait de ma stupeur.

J’ai entendu des rires d’enfants, aux visages invisibles,
Car je n’avais pas encore franchi ce seuil irréversible.
J’ai deviné leurs rondes, leurs jeux, leurs libertés d’exister,
Loin des affres de la misère qui les ont si attristés.

J’ai surpris des sourires, les regards complaisants,
Heureux de me voir arpenter leurs sentiers si apaisants.
C’était juste des silhouettes aux traits si incertains,
Mais qui narraient quelques uns de mes souvenirs clandestins.

J’ai cru deviner, par les ondes magiques de cet état de grâce,
Qu’elles étaient très proches de moi et sans que le doute ne s’efface,
Je pouvais, sur elles, y déposer des prénoms, des images,
Tellement elles étaient incrustées dans l’inconscient de ce voyage.

J’ai deviné un feu d’amour, que des armes mortes entretenaient,
Piégées dans ces flammes, perdant leurs perfidies, et qui agonisaient,
Délaissées par ces gestes de vengeance et de punition.
La fumée de leurs châtiments s élevait en une humble contrition.

La fournaise de ces meurtrières me réchauffait le cœur,
Je pensais que le monde allait devenir meilleur.
Soudain, je me suis aperçue que ce n’était pas mon heure,
En me réveillant ce matin, premier mai, jour du bonheur !

Fin
Poème écrit le 1er mai 2015

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Pour Hannah,

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Pour Hannah,

Quand les sillons de la vie, tendres prémices,
Sur votre doux visage, vous embellissent,
Quand deux jeunes êtres unissant leurs chemins
Vous offrent, admiratifs, un puis deux bambins,
Vous les avez bénis de baisers et d’amour,
Ces deux anges qui ensoleilleront vos jours.

Quand par la maladie, l’emprise du travail,
Par la mort sournoise, leur muse défaille,
Quand ce traître destin a volé leur bonheur,
Et que cette vie inconnue les apeure,
Vous avez repeint un décor sans nuage
Pour donner à ces enfants vos paysages.

Mais que d’histoires vous faudra-t-il inventer
Pour que les démons ne reviennent les hanter ?
Mais que d’angoisses vous faudra-t-il réfréner
Pour que la douleur ne puisse les enchaîner ?
Vous avez gommé la tristesse de leur cœur
Pour qu’adolescents, ils n’aient aucune rancœur.

Après être libérés de tous leurs doutes,
Et ayant trouvé leurs idoles, sans doute,
Après s’être réfugiés dans la musique,
Ou dans des méandres autres qu’artistiques,
Vous avez ouvert la porte de leurs envies
Pour les laisser s’envoler et suivre leur vie.

Que vos prénoms soient Hannah, Marie, Natacha,
Ou dans nos mots d’enfants, Mamie, Malou, Babcia,
Que dans un monde blessé ou même meilleur,
Vos caresses, vos regards, ne sont que bonheur.
Vous ne volez pas la place de nos mères,
Comme elles, vous nous aimez tant, Grands-Mères !

Fin

A toutes celles qui se dévouent pour élever leurs petits-enfants, et aux autres naturellement… et plus particulièrement pour la grand-mère de Michal

Poème, écrit le 25 juin 2004,



Au Pont vert,

mendiant chien

Au Pont-Vert

Il était là, s’enivrant d’odeurs de viennoiserie,
Peut-être pour que son esprit s’envole sur quelque rêvasserie,
Au coin de cette rue, assis en tailleur, sur le trottoir,
Avec son chien couché sur une couverture, comme seul auditoire.

Le soleil ne réchauffait pas son corps abîmé de ses rayons,
Mais le vent ne venait pas, ici, le menacer de ses imprécations.
Devant lui, la blancheur d’une coupelle tranchait avec le gris
Celui de la rue, celui des passants, celui de sa vie.

Son polo couleur crème rendait son visage plus terreux,
Son blouson, d’un vieux marron, attristait plus ses yeux.
Enserrés dans des tresses qui dissimulaient leur broussaille
Ses cheveux châtains se prêtaient à orner son chandail.

Il est très difficile de poser notre regard sur la pauvreté,
Sans se sentir comme un innommable voyeur apitoyé.
Mais comment ne pas atteindre et blesser sa dignité ?
Peut-être avec quelques mots sans les enrober de malignité.

Notre conscience cache ses images dans sa transparence
Et souvent, elle n’ose se dévoiler et reste dans l’indifférence.
Quelquefois la gêne s’en envole pour la rendre visible,
Et se conforte de pouvoir lire cette joie sur des lèvres indicibles.

Et ce regard devient lumineux, on peut même en voir la couleur !
Et ces mains caressent son ami pour partager ce don salvateur,
Comme pour lui dire que le repas du soir serait plus digne,
Reprendre confiance en l’humanité et combattre leur guigne.

Si vous passez par là…

Fin

Poème écrit le 1.10.2015

La photo provient d’internet mais n’a pas de références de photographe.

Ce n’est pas l’homme que l’ai vu, ce jour-là .



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