Quel prénom pour un Ange ?

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Quel prénom pour un Ange?

Sur ce clavier anonyme qui aligne mes pensées,
J’y ai déposé toutes les histoires de tes frères.
De toi, je n’ai jamais connu que l’absence,
Et le genre de ton prénom n’eut jamais de résonance.

Tes cinq semaines d’espérance sont mortes en moi…
Trop confiante en mon corps de ce petit mois,
Je n’ai jamais su mesurer cette éventualité,
Car ton aîné savait déjà accorder le mot vitalité.

Je me vois encore devant cette porte cochère, seule,
A l’aube de mes vingt-cinq ans, portant sur moi cet invisible linceul,
Dont les tristes couleurs de peur et de détresse,
Semblaient triompher dans mon âme pécheresse.

Ton père a roulé toute la nuit, quittant ses amarres,
Pour briser les barreaux de ce cauchemar.
Je ne savais à qui demander un peu de compassion,
Car nos familles ont souvent brillé de par leur omission.

Toute cette culpabilité m’a toujours torturée,
De par ses reproches et aversions dénaturées.
Elle a enfoncé en mon âme cette crainte immense
Qui aurait pu même engendrer une passagère démence.

Quand la lame scintillante d’incertitude de cet orfèvre grec,*
Peut tuer l’épanouissement de ce bonheur intrinsèque,
Comment ne pas succomber à cet effroi incontournable et récurent,
Qui nous poursuit sans répit, tel un démon errant.

Il m’a fallut combattre cette diablesse de récidive,
Auprès de ma grand-mère, toujours si objective.
Tu aurais trente six ans, et trois frères,
Toi, le petit Ange que j’appelle Mon Mystère !

Fin

Poème écrit le 8 juin 2014-06-08

* épée de Damoclès

Une pensée particulière pour Jennifer , pour son courage

et j’espère que tout ira bien pour elle.

La mort d’un enfant dans le ventre de sa mère, qu’on appelle aussi mort fœtale in utero ou « enfant mort-né », est un évènement très douloureux dans la vie d’une femme, et reste un accident relativement fréquent puisqu’elle touche un peu moins de 1% des naissances. Outre le problème psychologique difficile à vivre pour les parents et la mère en particulier, se pose le problème de la récidive.

Circulaire n°2001/576 du 30 novembre 2001 et arrêté du 19 juillet 2002

Viennent encore préciser et modifier les conditions de déclaration à l’état civil.

Désormais le seuil de reconnaissance juridique d’un fœtus est de 22 semaines d’aménorrhée ou un poids de 500 grammes, que ce soit pour l’établissement d’un acte de naissance et d’un acte de décès, ou pour l’établissement d’un acte d’enfant nés sans vie.

Décret n°2008-798 et n°2008-8000 et arrêtés du 20 août 2008

Deux décrets du Ministère de la Justice (complétés par deux arrêtés du même jour) relatifs à l’enfant né sans vie ont été publiés au Journal officiel du 22 août 2008.

Ils stipulent que désormais les fœtus nés sans vie pourront être inscrit dans le livret de famille et leurs parents pourront organiser des obsèques.



Bring back our girls

J’offre ce poème à toute personne qui voudra l’utiliser

POUR CETTE CAUSE ,

c’est peu mais si cela peut servir...

 

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BRING BACK OUR GIRLS

On n’attache pas, dès la naissance, une vie à une laisse,
Quand son reflet est celui d’un être humain.
Et, même si le masculin représente, pour certains, l’unique liesse,
Le féminin n’a pas à subir les stigmates de l’inhumain.

La soumission imposée devrait rester prisonnière de son enclave,
Et seule, la liberté mérite d’être le flambeau d’une vie.
Chaque identité, personne ou peuple, n’a pas à devenir esclave
De l’infamie, de l’inculture, ni des hommes et de leur folie.

N’attachez pas les mains de nos filles, de vos filles,
Par des liens incultes, dégradants et blessants ;
Laissez-les libres, jusqu’au bout de leurs doigts, pour que brillent
La connaissance et le savoir hors des marges des endoctrinements.

Ces jeunes filles n’ont comme armes que leur innocence,
Et votre courage est synonyme d’abomination et de lâcheté !
La vie ne se marchande pas, elle se perpétue en toute décence,
Et suivre son évolution, n’est pas, de vices, la tacheter.

BRING BACK OUR GIRLS

Poème écrit le 13 mai 2014

Le 14 avril dernier, plus de 200 lycéennes ont été enlevées au nord-est du Nigéria par la secte islamiste Boko Haram. D’Abuja à Hollywood, l’opinion publique se mobilise, notamment via la campagne #BringBackOurGirls relayée sur les réseaux sociaux.



Où trouver sa lumière ?

 

  chandelle from Andréa

 

 Où trouver sa lumière ?

Je n’ose penser où se trouvent celles de ces parents,
Qui pleurent leurs enfants et amis, dans cette maritime citadelle,
En ce naufrage qui a éteint leurs chandelles,
Et qui les a même torturés en visionnant leurs derniers moments.

Je comprends toute leur colère et leurs interrogations,
Car la lumière de leur vie s’est trop vite assombrie,
En leur noyant tout espoir entre ces débris,
Sans même pouvoir répondre à leurs questions.

Comment retrouver une sérénité quand le destin se fait mortel ?
Dans quelles forces puiser quand, en nous, entre le venin ?
Comment pardonner à l’homme ses excès assassins ?
Comment vivre après une tragédie, même accidentelle ?

Chaque personne recherche alors une aide, sa lumière,
De différentes façons, selon qu’elle soit faible ou forte.
Certaines peuvent la trouver dans les croyances qu’elles portent,
En se faisant guerrières, ou en se terrant dans la misère.

Je n’ai pas honte de dire que ma lumière s’étant affaiblie,
Il n’aurait suffi que d’un très léger bruissement,
Pour que disparaisse, en un évanouissement,
Cette faible lueur céleste qui a failli tomber dans l’oubli.

Les nuages l’ont tyrannisée pendant toutes ces dernières années.
Les moments difficiles ont eu raison d’elle ;
Ils ont couvert de leur amertume la flamme de cette chandelle,
Dans les méandres des circonstances d’une vie déracinée.

Pour que ne s’éteigne la pâle lueur qui m’animait encore,
Mes enfants l’ont entourée de multiples protections.
Alors que tout le contraire aurait dû être cette action,
Je dois bien avouer que ma gêne en est encore le décor.

En eux, j’ai trouvé de multiples lumières,
Celles qui ont fait que maintenant l’espoir me surprend.
Je n’ai pas le droit de me plaindre de ce qui fut, pour moi, déroutant,
Devant ces parents pour lesquels l’obscurité sera journalière.

Je suis profondément touchée par ce tragique accident,
Celui qui laissera toutes ces bougies de prières,
Celui qui sera le cauchemar de cette journée meurtrière,
Celui qui aura éteint toutes les lumières de ces amis et  parents.

Fin

Poème écrit le 19.04.2014
En mémoire des victimes du Ferry en Corée du sud.

Selon le capitaine,
Lorsque le ferry a commencé à piquer du nez vers le fond de la mer, il était trop tard, les passagers ne parvenant pas à ramper le long des couloirs penchés, alors que l’eau s’engouffrait.
« A ce moment-là (pendant les 40 minutes après le choc, ndlr), les bateaux de secours n’étaient pas arrivés. Il n’y avait pas non plus de bateaux de pêche, ou d’autres embarcations pour aider .
« Les courants étaient violents et l’eau était très froide dans cette zone », a-t-il ajouté. « J’ai pensé que les passagers seraient emportés et se trouveraient en difficulté s’ils évacuaient dans le désordre ».
Aucun rescapé n’a été retrouvé depuis la matinée de mercredi. Les 174 survivants ont été récupérés très vite après le naufrage, à la mer ou alors qu’ils sautaient du ferry qui s’enfonçait dans les flots.
Le ferry transportait 476 personnes dont 352 lycéens de l’école Danwon d’Ansan, une localité au sud de Séoul, en voyage scolaire. L’adjoint au directeur de l’établissement, qui avait survécu, a été retrouvé pendu vendredi, vraisemblablement un suicide.



Au fond du trou…

Copie de 0210

Photo de Jim Caviezel
Dans le rôle de John Reese, dans la série télévisée Person of interest.
Série 1, épisode premier.
L’inspiration m’est venue de cette photo…

Au fond du trou…

L’âme brisée et le regard désormais vide,
Il s’est laissé glisser avec indifférence au fond de ce trou ;
Un abîme qui lui rend l’errance de cette vie si acide,
Et dont aucune clé n’en ouvre le verrou…

Il regarde autour de lui, sans rien voir ni même percevoir.
Ses yeux errent et s’attardent sur un défilement d’images,
Qui sont sans couleurs et lui semblent dérisoires,
Parce que son cœur s’est vidé dans ce terrestre naufrage.

De cet endroit sans vie où il s’est enfermé, seul prisonnier,
Il déambule sans but, au hasard de ses pas.
Pourtant, il en est également le seul geôlier ;
Mais il n’en éprouve aucune conscience, trop dépité et trop las.

Son regard ne distingue plus les passants,
Cette foule lui semble insaisissable…
C’est devenu un pion, un fantôme de sa vie d’avant,
Une silhouette qui se déplace, une figurine altérable.

Même les bruits de la rue ne l’atteignent plus ;
Son monde est devenu sourd et la lumière s’ éteint.
Sa mémoire est trop lourde et ne l’aide plus,
Elle a perdu ses repères dans ce noir qui s’y est teint.

Se réfugiant dans un métro quand la faim le tenaille,
Et pour aussi s’y reposer, dans son habitude solitaire,
Une bouteille à la main, seule amie de ses entrailles,
Sa détresse somnole, ballotée entre ciel et terre.

Il n’y a plus d’éclat dans ses yeux qui restent figés,
Aveugles de leur liberté, par leur destin fragilisés,
Ils restent hagards, indifférents, inconscients,
Abandonnés, n’espérant plus rien dans ce vide imposé.

Il ne tente même pas d’appeler au secours…
A quoi bon, quand juste l’idée de survivre résonne.
Sans la provoquer, il espère dans la mort un recours,
Dans ce monde indifférent, dans cette geôle où il s’abandonne.

Et pourtant, il ne faudrait qu’un simple hasard,
Une main tendue, un soupçon d’attention,
Pour redonner la vie et des couleurs à son regard,
Afin de ne pas être son geôlier, mais l’acteur de sa libération !

Fin

Poème écrit le 14.03.2014

Ce fut très facile pour moi d’écrire ce poème,

parce que l’acteur y est tout simplement Génial !

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Dommage qu’il n’existe pas d’autre millionnaire s’appelant « Harold Finch » ( Michael Emerson) comme dans cette série « Person of interest »…

J’aime beaucoup le jeu des acteurs, surtout dans ceux-là, ce mélange de pudeur et d’amitié qui se glisse dans les dialogues, ce jeu si discret et si secret !

Même si je n’apprécie pas les tueries et les bagarres, je découvre une certaine humanité dans cette série télévisée, quelque chose de palpable qui ne me laisse pas indifférente.

Cela est peut-être dû aux acteurs et à leurs regards ! Des regards qui nous laissent prendre ce que l’on a envie, sans rien nous imposer, tout en suggestion, tout en finesse.

Un régal pour mon imagination !

 

 

J’ai lu que Jim Caviezel a joué dans le film de Mel Gibson
« La Passion du Christ », dans le rôle de Jésus.

 

Il a joué aussi dans « La vengeance de Monte Christo » en tant qu’Edmond Dantès en 2002.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18625762.html

 

 



Derrière cette porte verte,

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 Derrière cette porte verte,

Ce n’était qu’une simple porte verte,
Celle qui, sur un secret, s’est verrouillée,
Pour que cette offense ne soit découverte ;
Même la vérité a toujours tremblé d’y être bafouillée…

De par sa naïveté, elle n’a jamais envisagé
D’être la proie de ce jeune homme si gentil, si ordinaire ;
Ses regards n’ont jamais rien laissé présager…
Cette fillette était princesse et rêvait d’un prince imaginaire !

Il a porté sur elle ses mains, comme sur une quelconque chose ;
Elles ont arraché, de sa peau, la frêle innocence,
En noircissant la corolle d’une fleur non éclose,
Sans attendre que ses pétales n’éclatent de leur magnificence.

Leurs griffures demeurent encore sous sa peau meurtrie ;
Elles n’ont jamais cicatrisé, même sous le soleil des années ;
Et même si l’eau a pourtant essayé d’en délaver sa robe flétrie,
La couleur de l’amour, s’est laissée de noir, enrubannée.

Elle a ressenti toute la négativité malsaine de cette trahison
Comme une hyène qui achèverait de ses morsures,
Un jeune animal blessé, une âme fragile. Ce crime de la déraison,
A surgi devant elle, comme un monstre exécutant ses tortures.

Ses douleurs ont longtemps vécu en flash dans ses cauchemars.
Cette odeur qui a souillé sa virginité s’est faite poison ;
Elle s’est collée sur elle, comme la suie, et lui a rendu des réveils hagards,
Comme pour enfermer son avenir dans une prison.

Elle a longtemps lutté contre les démons de sa peur,
Qui ont stigmatisé toute la beauté d’un autre regard aimant.
Elle a dû se rendre guerrière pour fustiger ce leurre,
Mais sans pouvoir idolâtrer la pureté de ce nouveau diamant.

Maintenant, le temps a revêtu de sa parure sa blessure,
Qui reste encore là, si présente et pourtant lointaine.
Elle a toujours, de cette porte, voulu en sceller l’ouverture,
Pour ne pas que des fléaux, sur elles, se déchaînent.

Fin,

Poème écrit le 12.01.2014

Pour toutes les fillettes qui grandissent avec ce fléau en elles.



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