Lisa GERRARD

 

 

Lisa Gerrard

Née le 12 avril 1961 à Melbourne, c’est une musicienne et chanteuse australienne.

De parents irlandais, émigrés en Australie, Lisa Gerrard a grandi à Prahran, dans la banlieue de Melbourne, parmi les communautés grecques, turques, italiennes, et arabes qui influenceront sa musique.

En 1981 elle intègre le groupe « Dead Can Dance » avec Brendan Perry.  Elle poursuit ensuite une carrière en solo.  Un Golden Globe lui a été décerné pour la musique du film Gladiator qu’elle a écrite en collaboration avec le compositeur Hans Zimmer.

En 2005,  elle repart pour une tournée européenne et nord-américaine (reformation du groupe Dead Can Dance), avec de nouvelles compositions   » Saffron ou Hymm for The Fallen.

En 2007, elle effectue une tournée solo via l’Australie, l’Europe puis en Amérique du Nord. En automne de la même année, elle se produit à nouveau en Europe et en Russie.

En juin 2008, le précurseur de la musique électronique allemande Klaus Schulze, sort un album intitulé Farscape avec  la voix de Lisa Gerrard.

 

Chant

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Lisa GERRARD dans Musiques et images des maux de l'âme ! magnify-clip

Paris,  2009

Sa musique a tour à tour été qualifiée de Gothique, New wave et world music.

Sa technique de chant est riche et lui confère un caractère unique, une voix profonde de  contralto,  sombre et aérienne, se mêlant à des mélopées incantatoires, tantôt éthérées, tantôt tribales, basées sur des chants sacrés, mystiques, ou des transes hypnotiques.

Sa gamme vocale part de contralto ou contralto dramatique comme avec les morceaux  « Sauvean, Sacrifice, Largo et Not Yet,   et se prolonge en  mezzo-soprano dramatique   comme pour  ‘ »The  Hoste of  Seraphim, Elegy, Space Weaver, Come this Way, et One Perfect Sunrise.

Elle chante dans plusieurs langues comme  l’anglais, le catalan, le persan …

En outre, Lisa Gerrard a développé, depuis l’âge de douze ans, sa propre langue idiosyncrasique (idioglossie) , on peut retrouver cette technique dans ses chansons, telles que  Now We Are Free, Come Tenderness, Serenity, The Valley of the Moon, Tempest, Pilgrimage of Lost Children,  Coming Home et Sanvean.

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Littérature

La voix de Lisa Gerrard a servi d’inspiration à l’auteur français Jean-Marc Ligny  pour la rédaction de son roman La Mort peut Danser   (inspiré du nom du groupe de Lisa Gerrard). L’héroïne du roman, Alyz Gerrard, porte d’ailleurs un prénom qui est une anagramme de celui de Lisa Gerrard.

Discographie  The Mirror Pool (1995, 4AD)

  • Duality (avec Pieter Bourke, 1998, 4AD)
  • chanson Gortoz a ran (« J’attends »), album Irvi (Denez Prigent 2000)
  • chanson An Hini A Garan (« Celle que j’aime »), album Sarac’h (Denez Prigent, 2003)
  • Immortal Memory (avec Patrick Cassidy, 2004, 4AD)
  •  The Silver Tree(2006)
  •  The Best of Lisa Gerrard (2007, 4AD)
  • Farscape (2008) avec  Klaus Schulze
  • Rheingold (2008) 2CD+2DVD avec Klaus Schulze
  • The Black Opal (Gerrard Records, 2009)
  • Departum avec Marcello De Francisci (Gerrard Records, 2010)

Bandes Originales de Films (participations)

  • Baraka (1993, Milan) – Musique originale : Michael Stearns
  • La Liste de Schindler (film) (The valley of the moon 1993)
  • Heat (1995, Warner Brothers)
  • [(Eaters of the Dead  : Rejected score from The 13th Warrior)] Partition rejetée de Graeme Revell par Michael Crichton au profit d’un score de facture plus classique signé Jerry Goldsmith
  • La chute du Faucon Noir (The Black Hawk Down, 2001, Decca) : chanson finale Gortoz a ran en duo avec Denez Prigent
  •  Mission : Impossible 2(2001, Universal)
  • Man on Fire (2004, Varese Sarabande)
  •  Layer Cake (2004, Matthew Vaughn)
  •  Ichi (2008)
  •  Le Royaume de Ga’holle (2010)
  • The Bible (2013)
  • I, Frankenstein (2014)

Bandes Originales de Films

  •  Révélations (The Insider) (1999, Columbia-Sony)
  • Gladiator  (2000, Decca) – « Now We Are Free »
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  •  Ali ( score)  (2001, Universal)
  •  Pai (Whale Rider) (2003, 4AD)
  •  Le Roi Arthur (2004) – « Amergin’s Invocation »
  • Infidèle (d’Adrian Lyne, 2002)
  •  A Thousand Roads (2005, Wide Blue sky)
  • The Mist (2007)
  • Henry Poole Is Here  (2008)
  • The Trail of Genghis Khan (2010)
  • Orages et Sunshine (2011)
  • Insight (2011)
  •  Man Of Steel (film 2013)
  • Samsara (film 2012)

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Autres participations

  • Tears of the sun (2003)

Site officiel de Lisa Gerrard

 



 » The passion of the Christ »

 

J’ai  pu constaté qu’il est plus facile de regarder le film après avoir vu ces « making of »  , 

Avant, je n’avais pas pu regarder l’intégralité de certaines scènes, même si je savais qu’il y a des trucages, du maquillage, mais après, ce fut beaucoup plus facile car ma mémoire avait enregistré tous les making of, et j’ai pu presque faire abstraction de la dureté de certaines images en gardant uniquement le côté émotionnel. 

En anglais…  Merci à Marina

 

 

The making of   » The passion of the Christ »

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The making of  « The passion of the Christ »

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The making of   » The passion of the Christ »

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The making of   » The passin of the Christ »

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The making of  « The passion of the Christ »

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Date de sortie 31 mars 2004 (2h7min
Réalisé par Mel Gibson
Avec Jim Caviezel, Maia Morgenstern, 
Genre Historique , Drame , Biopic
Nationalité Américain

La Passion du Christ a entièrement été tourné en araméen et latin, Mel Gibson  souhaitant retracer les paroles du Christ et de ses contemporains telles qu’elles auraient été prononcées.

Pour retranscrire à l’oreille ces langues mortes, le cinéaste a fait appel au Père William Fulco, expert en araméen et en culture sémite, pour traduire entièrement son scénario en araméen et en « latin parlé ». Présent durant toute la durée du tournage, ce dernier enseigna la prononciation des dialogues aux acteurs, assisté de personnes dont la langue maternelle trouvait ses racines dans l’araméen.

Selon Mel Gibson,  apprendre cette langue aux comédiens -venus de nombreux pays différents- permit de créer une véritable unité sur le plateau, mais également d’obtenir une performance plus intense de leur part… Le réalisateur, qui souhaitait sortir le film sans sous-titres afin de transcender le propos par la force des images, a toutefois dû renoncer à son idée face aux difficultés rencontrées pour distribuer son long métrage.

Ecrit par Mel Gibson et Benedict Fitzgerald, La Passion du Christ est évidemment inspiré par la Bible et notamment les évangiles selon Saint-Matthieu, Saint-Marc, Saint-Luc et Saint-Jean.

Coïncidence étonnante, Jim Caviezel venait tout juste d’avoir 33 ans quand il entama le tournage du film. L’âge du Christ lors de la Passion…

 Monica Bellucci s’impose une nouvelle fois avec ce film comme une comédienne internationale, capable de passer du film d’auteur (Irréversible, Malena) à la superproduction (Matrix reloaded / Matrix revolutions) en passant par l’épopée historique (La Passion du Christ). Interpelée par l’idée quand elle eut vent du projet, c’est elle qui prit l’initiative de contacter Mel Gibson.

 

La comédienne roumaine Maia Morgenstern a lu le scénario plus de 200 fois afin de faire de Marie, mère de Jésus, une partie d’elle-même. Enceinte durant le tournage, elle pouvait ainsi restituer mieux que quiconque l’amour maternel 


« Le Mal est enjôleur, attirant », explique Mel Gibson. « Il a l’air bon, presque normal, mais en même temps pas tout à fait. C’est ce que j’ai essayé de faire passer avec le Diable dans le film. C’est l’essence du Mal : prendre ce qui est bon et le détourner légèrement ».

A l’écran, Satan est incarné par une femme au look androgyne -l’actrice italienne Rosalinda Celentano- dont les sourcils furent rasés et les scènes filmées au ralenti pour lui donner une démarche surnaturelle. Durant la post-production, Mel Gibson la fit doubler par un homme pour ajouter à la confusion générée par le personnage.

 

Tournage italien


La Passion du Christ a entièrement été tourné en Italie, dans les célèbres studios Cinecitta (où fut reconstituée Jérusalem) et dans la région de Matera (pour les scènes de crucifixion), ville vieille de plus de 2 000 ans où fut notamment tourné L’Evangile selon Saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini en 1965

Mel Gibson demanda à ses équipes artistiques et son directeur de la photographie Caleb Deschanel de donner au film un ton proche des oeuvres du Caravage (1573-1610), artiste-peintre italien dont les toiles se distinguaient par un traitement particulier de la lumière. 40 % des scènes du film furent ainsi tournée de nuit ou dans des lieux clos pour restituer sur pellicule cette atmosphère. Pour Mel Gibson, enthousiasmé par le travail de son chef-opérateur, Caleb Deschanel est parvenu à « créer un Caravage en mouvement »

 

 

Interpète de Jésus, Jim Caviezel dut se soumettre à des séances de maquillage dépassant les sept heures pour les dernières scènes du film, relatant la crucifixion du Christ.

Interprète de Jésus, Jim Caviezel a été victime de plusieurs incidents sur le tournage : accidentellement fouetté durant la scène de flagellation (ce qui lui laissera une cicatrice dans le dos), il a également été frappé par un éclair (!) lors du tournage du Sermon sur la Montagne, puis victime d’hypothermie durant les scènes de crucifixion, tournées en hiver. Sans compter les nombreuses écorchures et coupures, conséquences des scènes de tortures dont fut victime Jésus…

 

La croix portée par Jim Caviezel pesait plus de 75 kilos ! Le comédien a ainsi eu l’épaule déboîtée lors d’une scène, conservée dans le film final. Pour information, les véritables croix utilisées à l’époque auraient pesé le double…

 

Mel Gibson fait une petite « apparition » dans le film : c’est sa main qui montre l’emplacement sur la croix où doit être planté l’un des clous qui crucifie Jésus.

Secrets  de tournage sur La Passion du Christ

Interprète de Jésus, Jim Caviezel a rencontré le 15 mars 2004 le Pape Jean Paul II en audience privée au Vatican. Le souverain pontife a béni l’acteur américain, son épouse et ses beaux-parents.

 

Fervent catholique, Mel Gibson a demandé à un prêtre français, le Père Charles-Roux, d’organiser un messe quotidienne aux abords du plateau de tournage dans une chapelle aménagée dans l’un des ateliers des studios. De même, très pieux, Jim Caviezel méditait et priait longuement entre les prises.

 

Un démarrage historique

Sorti le 25 février aux Etats-Unis, La Passion du Christ a déjoué tous les pronostics, s’offrant avec 26,5 millions de dollars de recettes le troisième meilleur démarrage de tous les temps pour un film sorti le mercredi derrière Le Seigneur des anneaux : le retour du roi et Star wars : épisode 1 – La Menace fantôme, et le second meilleur départ pour un film classé « R » derrière les 42,5 millions de dollars de Matrix reloaded. Après cinq jours d’exploitation, le film de Mel Gibson totalisait 125,2 millions de dollars, soit l’un des meilleurs démarrages de tous le temps devant, entre autres, Le Seigneur des anneaux : le retour du roi. Une belle revanche pour Mel Gibson, qui peinait un an auparavant à trouver un distributeur pour son film.

La Passion du Christ détient le record du plus grand nombre de pré-ventes de l’histoire aux Etats-Unis. Porté par un vent de polémique avant sa sortie, le film de Mel Gibson avait mis en place un efficace système de promotion, distribuant des DVD et CD contenant la bande-annonce du film et organisant de nombreuses réservations au sein de nombreuses communautés chrétiennes.

Producteur de cinéma, homme d’affaires et conseiller, Tarak Ben Ammar a pris en charge la distribution française de La Passion du Christ via la société Quinta Communication, dont un département Distribution a été créé pour l’occasion. Rien d’étonnant quand on sait que l’homme a participé à la production de Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli (1977), Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne (1982) et… Monty Python, la vie de Brian (1979).

 

 

Je comprends maintenant pourquoi ce film m’a échappé à sa sortie…

le 31 mars 2004.

 

L’Ankou a emmené  mon père le 10 avril 2004,  le samedi de Pâques …

10 ans déjà !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Renaud,

 

 

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Renaud, véritable icône du folk-rock français, est le poète de la vie urbaine parisienne.
Il illumine le côté sordide de la Ville Lumière avec des paroles engagées politiquement en faisant bon usage de l’argot parisien, ce que reprendra plus tard la génération hip-hop. Malgré ses textes, Renaud Séchan est issu de la classe moyenne.
Depuis son premier disque en 1975, Amoureux de Paname, plein de désillusion et d’angoisse, jusqu’à Rouge Sang en 2006 , Renaud a toujours dénoncé aussi bien la montée des extrémistes de droite que celle des bobos.
Il offre à la France moyenne une voix aussi virulente aujourd’hui qu’à ses débuts. ~ Jason Ankeny

 

En 1974, il est repéré par hasard par Paul Lederman, le producteur de Coluche qui lui propose de venir chanter ses chansons en première partie du spectacle de ce dernier. Devant le succès, deux producteurs lui offrent la possibilité de faire un disque. Renaud accepte un peu à contre cœur, lui qui ne désespère pas de faire une carrière de comédien.

 Son premier 33 tours sort en 75, et très vite, ses textes engagés font parler du jeune parisien. En 77, sort son second album, Laisse Béton où il adopte définitivement le look loubard. Le single  Laisse Béton est un énorme succès, et le public découvre enfin le chanteur. 

http://www.dailymotion.com/video/x51cko

 

Sur tous les albums qui suivront, Renaud alterne les chansons engagées, controversées avec des ballades plus sentimentales. Au début des années 80, Marche à L’Ombre et la naissance de sa fille Lolita marquent l’apologie de la carrière de Renaud. Il prend alors un peu de recul et part en bateau avant de revenir avec un nouvel album,  Morgane de Toi, qui tranche avec son image de bad boy et remporte un énorme succès. 

http://www.dailymotion.com/video/x1r3oj

 

En 1986, la mort de Coluche affecte durement l’homme qui commence doucement à tomber dans la dépression, même s’il n’en montre rien, en enchaînant, concerts, engagements politiques et humanitaires, chroniques dans Charlie Hebdo… Les albums suivants ne rencontrent pas le succès escompté, alors que son rôle dans Germinal en 1992 est célébré par la critique. En 1994, il reçoit par ailleurs une Victoire de la Musique pour l’album Renaud Cante el’ Nord, album de reprises de chansons chtis. 

 

http://www.dailymotion.com/video/xhgkt

Mais à partir de 1995, le chanteur qui s’était beaucoup engagé pendant la campagne présidentielle pour marquer son rejet de la droite sombre peu à peu dans l’alcool et la solitude. Sa femme qui l’avait jusque là soutenu le quitte en 1999

En 2001, il reçoit une Victoire de la musique pour l’ensemble de son œuvre, ce qui sonne un peu comme une fin de carrière. Et là, c’est le déclic. En revoyant sa prestation, Renaud prend conscience qu’il doit s’en sortir. Il part en cure, et un an plus tard, il sort un nouvel album, Boucan d’enfer qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Le chanteur énervant est de retour, enchaîne les concerts, accumule les récompenses et rencontre en 2002 celle qui deviendra sa nouvelle femme en août 2005, la chanteuse Romane Serda. 

http://www.dailymotion.com/video/x9iguz

 

Avec toute la verve qu’on lui avait connu, Renaud s’engage activement pour la libération des otages des FARCS, contre la corrida et pour la réintroduction des ours dans les Pyrénées. Le 14 juillet 2006, il devient papa pour la seconde fois, avec la naissance de son fils Malone. La même année sort Rouge Sang un album particulièrement virulent à l’égard de la politique et de la société. 

http://www.dailymotion.com/video/xzmw30

 

Même s’il s’est assagi aujourd’hui, Renaud reste un chanteur engagé, qui suscite parfois la controverse , mais touche toujours un public qui a su trouver en lui un porte parole écouté de tous.

 

Site officiel de Renaud

http://www.renaud-lesite.fr/

 




Soan, mon coup de coeur,

 

 

Contrairement à la plupart des candidats de télécrochets, lorsque Soan   s’est présenté aux castings de la septième saison de la Nouvelle Star, il n’était pas un lycéen à la voix d’or venu tenter sa chance à la télévision. Le chanteur avait déjà un vécu, une histoire plutôt sombre qu’il a ensuite racontée à travers ses chansons. Artiste de la rue, musicien de métro, SDF, Soan a traversé bien des épreuves avant d’accéder à la notoriété.

 

Né en 1982, le jeune homme connu sous le nom de Soan roule sa bosse en musique, sa grande passion. La découverte de monstres sacrés comme Nirvana, Jeff Buckley, Jacques Brel, Alain Bashung ou Noir Désir illumine les espoirs du garçon de vingt ans qui affronte chaque jour les obstacles de la vie.

Nouvelle Star 2009

Armé d’une guitare, il joue dans les couloirs du métro et interprète des chansons qui lui ressemblent, jusqu’au jour où il décide de tenter sa chance dans une émission servant de tremplin aux apprentis chanteurs. Rebelle et punk dans l’âme, Soan débarque à laNouvelle Star de M6 comme dans un jeu de quilles. Son look tatoué, piercé et maquillé lui valent l’étiquette de « rocker gothique », une image qu’il casse en reprenant Jacques Brel.

Une fausse idylle montée avec l’une des participantes (la finaliste Leïla) tient le public en haleine jusqu’à la surprenante victoire que lui attribue le public le 9 juin 2009. Un contrat avec Nineteen (Sony) en poche, Soan lâche quelques cartouches avec « Putain de ballerine » puis « Next Time », premier single de l’album qu’il prépare. Le disque Tant Pissort le 30 novembre 2009. Ce premier album peine à trouver sa place et ne dépasse finalement pas la cinquante-deuxième place des ventes françaises. 

Nombreux sont alors ceux qui pensent que Soan risque de disparaître dans le trou noir qui guette les anciens lauréats de la télé-réalité. C’est mal connaître Soan qui démontre en 2012 avec Sous les Yeux de Sophie qu’il possède un vrai ton. Et qu’il n’est pas l’homme d’un seul album mais peut prétendre à une véritable carrière.

Article  Music Story Loïc Picaud

 

Vainqueur de la 7ème édition de l’émission Nouvelle Star, Soan incarne l’image du chanteur rebelle et punk dans l’âme, quelque part entre Georges Brassens, Noir Désir et Sid Vicious. Des couloirs du métro au premier album Tant Pis (2009), la trajectoire du chanteur tatoué, piercé et maquillé est fulgurante. Le succès mitigé de son premier album ne décourage pas Soan, qui montre une vraie personnalité avec Sous les Yeux de Sophie en mars 2012.

 

Soan présente son troisième album.

 

 Vendredi à Saint-Brice-Courcelles, Soan était l’invité de Happy FM. L’ancien gagnant de La Nouvelle Star a présenté « Sens interdit ».

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 http://www.dailymotion.com/video/x10tnzg

  Soan s’est gentiment prêté au jeu des questions. Avec lui pas de langue de bois !

Après une époque sombre, l’exutoire est-il terminé avec ce troisième album ?

Non jamais, on n’est pas qu’une seule chose dans la vie, je n’ai jamais fait que deux disques, dans des circonstances un peu complexes. Je sortais d’émission et en même temps je perdais ma petite sœur. Quoi qu’il en soit, ce n’est toujours pas l’album du 31 décembre mon disque.

On sent une complicité dans les duos. Expliquez-nous la rencontre avec Rachid Taha ?

Rachid, c’est dur de ne pas être complice avec lui, c’est vraiment un mec super. Il est juste difficile à gérer dans les studios.

Qui est cette demoiselle qui vous accompagne dans le second duo ?

En fait, c’est Margaret Tatcher (LOL), c’est son nom de scène, une artiste rencontrée par Christian Olivier.

Quand on écoute le premier et le dernier titre de l’album, on a l’impression que vous avez vécu à une autre époque. Avez-vous une âme de chouan ?

Je ne crois pas, mais je ne me sens pas ancré dans une époque. Mais si j’ai un texte qui m’inspire une musique médiévale, j’irai aussi par là.

En voyant vos clips en studio, on sent que vous êtes comme chez vous. L’êtes vous aussi sur scène ?

Ouais ! Mais c’est pas le même schéma, en studio on se croit en colonie de vacances, on est avec plein de potes, on dit des conneries, on fait de la musique, alors que sur scène il y a un challenge, c’est un peu plus une joute, il faut aller chercher les gens.

On a du mal à comprendre le sens de vos phrases. Comment les interpréter ?

Pas besoin de comprendre, j’écris comme ça me vient. Je ne me comprends pas forcément, quelquefois ça devient une évidence quelques années après. J’aime pas le fait de comprendre, c’est comme le parfum, t’aime ou t’aime pas, à part si tu es un nez dans la vie, tu ne te demandes pas s’il y a une nuance de telle chose.

L’album est très planant et plein d’insouciance. Est-ce votre nouvelle ligne de conduite ?

Non, je n’ai pas besoin d’avoir une ligne de conduite. Ma ligne c’est de faire ce qui est honnête au moment où je le fais.

La Nouvelle Star, comment s’est passée cette aventure ?

Bien et mal ! Bien car j’ai rencontré le public et son adhésion, mais mal dans le sens où j’ai cruellement manqué de chaleur humaine dans cet épisode de vie. La télé ce n’est pas un milieu qui me va.

Brel fait-il partie de vos mentors ?

Je n’ai pas de mentor. Brel me sert comme vérification de qualité, je me dis, est-ce que Brel aurai pu chanter cette mélodie ? En même temps quand je rentre en studio j’en ai plus rien à foutre, si je pense à ça, soit ça devient du mimétisme, soit de la torture.

 

Pour le découvrir, son site officiel
http://www.soan-officiel.fr/

 

 



Juliette Gréco chante Brel,

 

Juliette Gréco :  » C’était le moment de dire à Brel que je l’aimais » 

L’interprète publie, le 28 octobre, un album consacré à son ami Jacques Brel (1929-1978), douze titres drôlement arrangés par le pianiste Bruno Fontaine avec Gérard Jouannest, qui fut l’accompagnateur et le compositeur de Brel avant d’épouser la chanteuse.

Avec des cordes, pompeuses (Ne me quitte pas) ou dépouillées (La Chanson des vieux amants, avec le seul violoncelle de Sonia Wieder-Atherton) oscillant entre excroissance sonore (Amsterdam) et orchestre dompté (Ces gens-là), Gréco change la perspective.

Jamais lasse, elle tente une appropriation décalée du poète belge.

J’ai pris un plaisir étrange à  lire Brel. J’ai conclu que ma force était d’être  une femme. Il est très féminin parfois, dans la cruauté. Femme, je pouvais en faire mon affaire,  dire  ce qu’il n’avait pas dit, pas laissé entendre.  Là nous sommes deux, il y a lui et moi, cela donne forcément un résultat bizarre, inattendu.

http://www.dailymotion.com/video/xvyl8g

 Amsterdam, trop masculin. Ces gens-là, à cause du « Et moi j’aime Frida », on aurait jasé….  Eh, bien oui, moi j’aime Frida, je le ressens profondément. Ne me quitte pas m’énervait… Je ne supporte pas la faiblesse des gens que j’aime. Et quand elle se traîne comme un chiffon, imbibée de larmes, ça m’agace. J’ai senti une révolte totale, et je l’ai prise à l’envers, je la chante avec une rage canine.

http://www.dailymotion.com/video/xvyo0u

Rencontre avec Brel

En 1954, j’étais au balcon du Gaumont-Palace à Paris, et j’ai vu  arriver  ce machin dégingandé, avec un côté Don Quichotte déjà, de grands bras, de longues pattes, une figure longue aussi. Il jouait trois chansons à l’entracte, personne ne l’écoutait.

Je suis tombée en arrêt comme un chien de chasse.  Canetti m’a dit : « Ah ! Bon, ça vous intéresse ? Il s’appelle Brel, il est belge. On essaie, on va voir… » On a vu. J’ai pris de suite Le Diable (ça va). Une chanson prémonitoire : « Les hommes, les femmes ont tant vu que leurs yeux sont devenus gris. » Et aujourd’hui, je vois ces émigrés qui viennent en Europe,  comme au paradis, échouent dans des camps, se noient. Le diable, ça va. 

En 1954, Brel était inconnu, il n’avait pas les moyens de  défendre  Le Diable (ça va), moi si. . Je lui ai dit : « Tout le reste, c’est vous qui le chanterez. » Il n’a jamais oublié. On s’est aimé d’amour debout, de ce jour-là jusqu’à sa mort.

 

 http://www.dailymotion.com/video/x15qktm

 

Il m’a écrit des chansons, ce qu’il ne faisait que très rarement. Je suis bien, par exemple. Il avait commencé Vieille pour Bardot, qui n’en a pas voulu. Je me suis jetée dessus comme la vérole sur le bas clergé. Et j’ai chanté cela avec une délectation que je comprends aujourd’hui encore mieux. « C’est pour cela jeune gens que s’éveille le désir charmant de  devenir  vieille », pour être   aimée pas seulement pour mes fesses.

« J’arrive » , Brel ne l’a jamais chantée sur scène. C’est moi qui l’ai créée. Le jour où il est mort –– puisque paraît-il, il est mort ––, j’ai demandé à Jouannest si l’on était capables de jouer J’arrive. Il a dit oui. J’avais son blanc-seing. Cela n’a pas été facile, ni pour lui ni pour moi. Mais si on abdique au prétexte que l’autre est parti en  voyage,  il n’y a plus de raison de chanter  . L’oubli, c’est la mort la plus certaine.



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